Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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21 mai.

Crazy night : pas très crazy mais bien sympathique

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de
MAL
L’intrigue on la connaît dès l’affiche ou la bande annonce : suite à une anodine supercherie, un couple tranquille va se trouver mêlé à une affaire de truands qui transformera sa soirée à Manhattan en « crazy night ».

Les personnages centraux sont agréablement dessinés. Malgré leur côté parents quadras de banlieue résidentielle menacés par la routine de la vie de famille, ils ne sont pas caricaturés en bonnets de nuit sans humour. Ils sont au contraire sympathiques et plutôt imaginatifs dans leur vie quotidienne. D’ailleurs ils vont réagir avec astuce et à-propos aux situations qu’ils rencontreront, sans que ce comportement ne jure avec leur personnalité.

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03 mai.

Iron Man 2 : mode d'emploi

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de
MAL
Je n’avais pas beaucoup apprécié le premier Iron Man. Et ce n’est pas tout à fait spontanément que je suis allé voir le 2. Mais contre toute attente, celui-ci m'a beaucoup plu.

J’avais ressenti un certain inconfort dans le premier opus devant la confrontation entre Iron Man et des combattants afghans, qui intégrait ce personnage de BD, par nature irréaliste, dans des événements réels. J’avais du mal à voir les deux mondes se mêler ainsi, d’une manière qui me paraissait trop incohérente. Je n’ai pas eu de problème ici avec ces notions de réalisme ou même de vraisemblance, car on se situe beaucoup plus clairement, et délibérément, dans l’univers des comics. Je me suis donc laissé porter par cet esprit BD, et c’est évidemment la bonne manière pour profiter du film.

Autre progrès à mon sens par rapport à Iron Man 1 : celui-ci faisait une part trop belle au côté sidérurgie lourde du super héros, plus typique de la science-fiction des années 60 que des années 2010. Et quand Robert Downey Jr se transformait en Iron Man, on avait l’impression de le voir revêtir un tank articulé. L’armure s’est beaucoup allégée ici, et son ergonomie s’est très nettement améliorée. Sa manière de venir « envelopper » son pilote est d’ailleurs très impressionnante et presque amusante. Globalement, les aspects de science-fiction sont beaucoup plus convaincants.

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30 avr.

Kick-Ass, le fils naturel de John Woo & Sam Raimi

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de
Julie
Je l'ai déjà écrit, quelque part, en quelques mots rapides, sur cinefriends. Kick Ass est un savant mélange des grands moments hong kongais de John Woo et de Spiderman. Le fils spirituel de John Woo n'est donc pas Quentin Tarentino, malgré l'idée reçue, mais Matthew Vaughn. Avec Kick Ass, il nous livre un ballet de violence sans limite, de l'humour noir, du politiquement incorrect à flot. C'est a priori aussi puéril que Spiderman, aussi sombre que Batman, aussi violent que le Syndicat du crime et aussi teen ager que le Bal de Promo. Et pourtant, Kick Ass n'est pas un film Canada-dry qui ressemble à tout et à rien. Je ne parlerai pas d'ovni cinématographique pour ne pas abuser des beaux mots. Kick Ass ose là où peu voire où les autres n'osent pas. Car derrière cette histoire de "faux super-héros" prêt à tout pour donner un sens à sa vie, le héros de l'histoire donc, il y a quand même une héroïne de 11 ans qui tue sans compter, domptée par un père dont la seule devise dans la vie est Oeil pour Oeil, Dent pour Dent.

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22 avr.

Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc Sec: la suite au prochain tome de Tardi

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de
Julie
Fan de chacun des tomes de la fameuse bande dessinée et plus généralement de tout ce qui sort des doigts magiques de Tardi, j'attendais avec une certaine curiosité, plus qu'avec impatience, le film de Luc Besson. Car, pour le coup, je ne me décrirais pas vraiment comme une fan du réalisateur. Il est loin le temps de Léon, de Nikita et de Subway. Oui, il fut supris par une certaine fulgurance avec Jeanne d'Arc. Mais voilà, depuis des années, Luc Besson ne nous a habitués à rien de vraiment bien. Et, avec Adèle Blanc Sec, on ne peut pas dire qu'il ait su faire des diamants qu'il avait entre les mains une rivière d'exception. Faute d'inventivité et de valeur ajoutée, il a su, à peine plus, porter gentiment à l'écran la merveilleuse, l'extraordinaire bande dessinée de Jacques Tardi. Mais derrière le tapage médiatique, les effets spéciaux, le coût, le temps une question demeure: était-ce bien nécessaire? Pour moi, une seule réponse s'impose: j'attends, avec impatience, la suite des aventures d'Adèle Blanc Sec croquées, exclusivement, sous le crayon de Tardi.

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21 avr.

L'arnacoeur : l'attrape-coeur attrapé.

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MAL
Les réclamations commencent à monter de notre fidèle lectorat concernant le trop faible nombre de critiques de films ces dernières semaines. En réponse à cette amicale pression, voici quelques lignes sur l’Arnacoeur, quelques lignes qui viennent un peu tard dans la vie du film, il faut bien le reconnaître.

Jérôme n’a pas fait mystère de son implication dans la promotion de ce film. Ce qui aurait posé des questions déontologiques assez complexes si l’envie m’avait pris de publier ici une critique négative. Heureusement j’ai positivement adoré.

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18 avr.

Green zone: chronique d'une guerre commandée

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de
Julie
19 mars 2003. La guerre éclate en Irak. Une seconde fois. Cette fois, Georges W Bush décide de sauver le monde de Saddam et de ses armes de destructions massives assemblées dans des endroits tenus secrets. Le monde est divisé. Entre ceux qui sont contre la guerre et ceux qui la soutiennent. Mais l'armée américaine, elle, est unie, sur le terrain, entre Tikrit et Bagdad, elle cherche les cachettes, tente de démanteler les réseaux, de faire tomber chacune des têtes composant le fameux jeux de cartes....Parmi ces soldats, un homme, le Commandant Miller (Matt Damon est un natural born american soldier, un vrai leader), dirige la section des AMD (armes de destruction massive). Il réalise très vite, après avoir visité les trois sites d'armes de destruction massive indiqués par la taupe au service de l'armée américaine, un certain Magellan, que ces sites ont plus les allures d'usines désaffectées que de hauts lieux dangereux d'où se prépare une guerre nucléaire. Armé de son courage, accompagné de son interprète irakien qui lui ouvre les portes de la maison d'un proche de Saddam Hussein, Miller comprend que les armes ne sont qu'un prétexte pour faire une guerre en Irak, une seconde fois. Il perçoit les dangers de celle-ci à travers son absurdité, la méconnaissance, par l'armée américaine, du pays, la complexité qui y règne.

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21 mar.

Tant de choses à faire et si peu de temps...

Le temps passe et je me rends compte que nous n'avons toujours pas chroniqué un certain nombre des films que nous avons vu ces dernières semaines. Etant donné que je ne vois pas comment nous allons pouvoir rattraper notre retard, voici en quelques phrases ce que nous en avons pensé de Precious & Les Chèvres du Pentagone.

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18 mar.

Alice : Tim Burton n'est pas Lewis Carroll

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de
MAL
Tim Burton présente son film non pas comme un remake d’Alice au pays des merveilles, mais comme une suite. Le prétexte est le suivant : 15 ans ont passé, Alice a grandi, et elle revient au pays des merveilles. On y retrouve les mêmes personnages, mais malgré certaines constantes les choses ont bien changé. Pour moi le principal changement a consisté à remplacer Lewis Carroll par Tim Burton, et ce changement est radical. Nous ne sommes plus au pays des merveilles, nous sommes dans le monde de Tim Burton. C’est fort différent, ce n’est pas là que je voulais aller avec ce film, et c’est pourquoi il m’a déçu.

Il est difficile d’évoquer en quelques lignes ce qu’est le pays des merveilles de Lewis Carroll, tel qu’il apparaît dans ses deux romans, « Alice au pays des merveilles » (Alice’s adventures in wonderland) et sa suite, « De l’autre côté du miroir » (Through the looking-glass). En plus des conventions sociales insensées, on peut évoquer les jeux de mots et d’esprit, les argumentations sans fin, les raisonnements où la logique et l'irrationnel se confondent, en un mot les non-sens. Certains poussent plus loin l’analyse en voyant dans tout cela la contestation par le biais de l’absurde d’un monde bardé de conventions et de rigidités, comme l’était l’Angleterre Victorienne.

On ne retrouve pas cette dimension dans le film de Tim Burton. Je n’y ai vu ni la poésie ni les jeux de l’esprit de Lewis Carroll. C’est du bon Tim Burton, mais il n’y a pas la spécificité « Alice au pays des merveilles », et c’est dommage.

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07 mar.

A Single Man: vingt quatre heures de la vie d'un homme

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de
Jérôme
Depuis que George (Colin Firth) a perdu son compagnon dans un accident de voiture il survit. Répétant chaque jour les mêmes gestes pour se prouver qu'il est encore en vie. Solitaire malgré la présence de son amie Charley (Julianne Moore), elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne sait plus s'il a encore la force de vivre.
A Single Man nous fait vivre le quotidien de George pendant 24 heures. Une journée dans la vie d'un homme presque mort depuis que le deuil l'a frappé. Une journée d'un homme qui ne sait plus s'il a encore la force de vivre.
Il arrive parfois qu'un film nous touche particulièrement sans qu'on sache vraiment pourquoi. L'esthétisme ? L'interprétation ? Le thème ?
A Single Man possède tout cela et bien plus encore.
=A Single Man m'a ému, touché, emporté. J'ai ressenti le profond désarroi de George mais aussi les quelques moments de grâce où la beauté de la vie arrive à le faire revivre: le désir qu'il éprouve pour un homme sur un parking, l'intérêt suscité par une secrétaire particulièrement en beauté, la curiosité pour une petite fille qui attend ses parents ou encore la compassion pour une voisine maltraitée.
Tom Ford, pour qui c'est le premier film, a réalisé une oeuvre sensitive. Il essaye de nous faire vivre le panel de sentiments qui traversent ses personnages. Il utilise l'image, l'odeur, la musique ou la couleur pour s'exprimer. Pour un premier essai c'est un coup de maître !
On reconnait un grand réalisateur à sa capacité à diriger ses acteurs. Colin Firth est tout simplement exceptionnel et nous prouve, une nouvelle fois, qu'il est un des grands de sa génération. Il incarne ce professeur d'université avec beaucoup de retenue, d'intériorité. A ses côtés on retrouve la Julianne Moore de Magnolia ou Short Cuts en névrosée solitiaire mais aussi Nicholas Hoult, un jeune acteur qui arrive à exister- s'imposer-au milieu de ces mastodontes du cinéma.
J'avoue ne pas comprendre quand je lis que le film manque d'émotion, ou bien encore qu'il est trop froid. Pour moi c'est exactement le contraire, c'est un film à fleur de peau d'un artiste (Tom Ford) qui est rentré dans le monde du cinéma en frappant un grand coup. Ne ratez pas ce film. Vous le regretterez !

17 fév.

LEBANON: Lion d'Or au Festival de Venise 2009

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dbuk1000
Le troisième film israélien sur la première guerre du Liban qui soit paru en France.
Le premier fut BEAUFORT, Ours d'argent au Festival de Berlin en 2007, inspiré du livre éponyme
Le second VALSE AVEC BACHIR, film autobiographique de Ari Folman, distingué du Golden Globe Award du meilleur film étranger et le César du meilleur film étranger en 2009
Et maintenant LEBANON, film autobiographique de Samuel Moaz, distingué du Lion d'Or à Venise 2009. Pas mal pour un premier long métrage.

Etonnant...
Il est étonnant de constater comment ces réalisateurs israéliens qui ont été confrontés dans leur jeunesse à cette guerre et aux situations atroces qui accompagnent toute guerre sont aujourd'hui capables d'en analyser la complexité et de nous transmettre un message universel à partir de leur expérience de soldat de Tsahal.
Je dis bien universel car il est étrange de constater que ces films israéliens autobiographiques engrangent les meilleures distinctions décernées par le cinéma européen.

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15 fév.

The Lovely bones: quand l'onirisme a rendez-vous avec l'horreur

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de
Julie
Peter Jackson, pour moi, n'est pas le père du Seigneur des anneaux. Peut être, un peu plus, est-il le fou déjanté créateur de Bad taste (summum du gore des années 1980), le réalisateur d'un King Kong trop lisse. Mais définitivement, celui qui m'avait transpercé le coeur avec Créatures Célestes. Je me rappelle encore l'émotion ressentie pendant la marche longue où les deux créatures en question (dont la merveilleuse, jusqu'alors inconnue, Kate Winslet) mènent la mère de l'une d'elles à la mort. Madame Butterfly en musique de fond. Le cérémonial de la marche vers la mort était orchestré par un Peter Jackson transcendé. Ô bonheur! On retrouve enfin l'auteur avec un film fort, à vous crever le coeur et l'âme. La scène du crime, cette fois, est une cachette enterrée sous terre. La victime, n'est pas un mère mais une enfant de 14 ans, la veille de son premier baiser. On sait, d'emblée, que l'adolescente ne vieillira pas. Fauchée par la mort dont les habits sont revêtus par un voisin, pédophile vraisemblablement. N'ayez crainte, chers lecteurs, je ne vous dévoile pas l'histoire du dernier film de Peter Jackson. Lovely Bones c'est l'histoire de l'ange qui ne parvient pas à atteindre les cieux et qui, en attendant la fin du deuil de sa famille, ère entre terre et paradis, en regardant de l'au-delà sa famille la pleurer et son meurtrier continuer de vivre sa vie.

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08 fév.

I Love you Phillip Morris: Une histoire d'amour parmi d'autres...ou presque

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de
Julie
L'affiche vous promet une histoire gay. C'est presque faux. Jim Carrey et Ewan Mc Gregor forment bien un couple, sont bien amoureux l'un de l'autre. Et pourtant "I love you Phillip Morris" n'est pas [particulièrement] une histoire d'amour homosexuelle. Phillip aurait pu s'appeler Joséphine que cela n'aurait pas [vraiment] changé grand chose. Enfin un film qui parle de deux hommes qui s'aiment sans tourner autour des thèmes de l'exclusion, de l'homophobie, qui nous montre deux hommes s'embrasser, faire l'amour en toute simplicité. L'amour et la folie sont universels.
Alleluiah!

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07 fév.

In the air : Clooney redescend sur terre

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MAL
George Clooney (sous le pseudonyme de Ryan Bingham) passe sa vie dans les avions à sillonner les Etats-Unis. Sa collection de cartes Privilège fait de lui un invité de marque traité avec les plus grands égards tout au long de ses voyages, et donc de sa vie. Il a fait du cynisme sa profession : son métier est d'effectuer les entretiens de licenciement à la place d'employeurs qui n'en ont pas le courage. Il le fait avec la rigueur et la froideur qu'on lui connait, sans réagir à la détresse des malheureux licenciés et c'est ce qui fait son efficacité. Il s'est fixé comme objectif (apparemment le seul de son existence) d'accumuler une quantité de "miles" proprement astronomique.

Il va faire deux rencontres. Tout d'abord Alex (Vera Fermiga), qui passe comme lui énormément de temps dans les avions et semble être son équivalent féminin (mais un homme peut-il avoir un équivalent féminin ? On verra que c'est une bonne question). Ils vont entamer une relation joyeuse et cocasse, avec des rendez-vous programmés au gré de leurs itinéraires respectifs. Intervient aussi la jeune Natalie (Anna Kendrick), nouvelle employée de sa société, tout juste diplômée, et qui a convaincu son patron de travailler dorénavant par visio conférence, ce qui mettrait fin aux incessants voyages de George Clooney.

Ces deux rencontres vont le perturber, son armure va se fendiller, et sous sa carapace va apparaître un homme plus complexe qu'il ne semblait.

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02 fév.

SUMO: Attention comédie déjantée!!!

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dbuk1000
Grand Prix du Jury TPS STAR du Festival de l'Alpe d'Huez ( 19/24 janvier 2010) et aussi "Le coup de coeur de la profession" de ce même Festival.
Le Festival de l'Alpe d'Huez est l'unique Festival en France ayant comme thématique les Films de Comédie.

Et qui récompense un film israélien, SUMO, une comédie très légère malgré le poids total cumulé de ses quatre mousquetaires obèses: 500 kilos peut-être même 600!!!

Un film israélien où il n'est pas question de guerre et paix, de Juifs et de Palestiniens....
Oubliée un instant la menace existentielle iranienne.
Ici il est question de la guerre à outrance déclarée aux kilos très superflus.
Guerre perdue d'avance.....
Un combat sans fin mais affamé contre l'obésité.

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26 jan.

A serious man : le fréres Coen décevants

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de
MAL
Dans les Etats-Unis des années 60, un honnête père de famille, professeur d’université, voit sa vie entière se détricoter. Les déboires familiaux et professionnels s’accumulent. Son équilibre et ses certitudes sont remises en cause, il perd le contrôle et aussi à moitié la raison. Le malheureux va essayer de trouver des réponses à ses interrogations auprès de plusieurs rabbins. En ne lui apportant aucune réponse ces rabbins ne feront qu’accroître son désarroi.

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