Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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17 jan.

Invictus: La force d'un esprit libre

  l'avis
de
Julie
Retour sur un des évènements majeurs de la fin du XXème siècle. Les briques du Mur de Berlin jonchant encore le sol d'une Allemagne réunifiée, je me rappelle avec émotion l'annonce de cette nouvelle: Mandela est libéré. L'Apartheid sera désormais conjugué au passé. Cette libération, l'élection de celui qui resta enfermé près de 30 ans dans un cachot, condamné aux travaux forcés, on s'en souvient comme d'une victoire sur la liberté, de la fin d'un Etat faisant du racisme et du ségrégationnisme sa ligne de politique. 1990. Puis 1994. L'homme aux genoux usés par ces travaux, aux yeux abîmés par les éclats des pierres qu'il a dû casser pendant des heures, des années, des décennies n'est plus seulement le symbole de la liberté. Il devient le premier président noir élu au suffrage universel de l'Afrique du Sud. Fin d'un Etat raciste et ségrégationniste. Naissance d'un Etat sans repère, chaotique où les hommes, noirs d'un côté, blancs de l'autre, se regardent dans la haine, la rancoeur, les préjugés. Et Mandela, une nouvelle fois, va montrer son pouvoir. Hier libérateur d'un peuple opprimé, aujourd'hui unificateur de deux peuples, c'est l'esprit libre de l'homme, la foi en ses rêves qui va faire naître l'Afrique du Sud. A peine arrivé à la tête de l'Etat, Mandela va chercher à réunir les hommes. Cette difficulté, il la surmontera, comme il a surmonté sa peine. Cette fois, il trouvera dans le sport et l'équipe de Rugby, pourtant infiltrée d'afrikaners, le dénominateur commun.

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15 jan.

Le Soliste: la folie est-elle soluble dans l'Autre?

  l'avis
de
Julie
Aussi lisse et beau qu'une statue de marbre qui pleurerait, Le Soliste n'a pas cessé de m'étonner. La bande annonce m'avait mise en halène: Joe Wright entouré de Robert Downey Jr et Jamie Foxx, c'était, pour moi, un peu Rodin qui aurait sculpté Marylin dans de l'or. Et puis, en toile de fond sonore, le grand Ludwig Von Beethoven....L'excellence, quoi! Mon a priori était donc positif. Et pourtant, mon nez dans les meilleurs journaux ciné, j'apprenais que les critiques boudaient le film. Mon appétit n'en a été que plus aiguisé. Ma curiosité est maintenant assouvie. Et si le cocktail d'un esthète du cinéma et d'un acteur de génie n'est pas explosif, il a quand même réussi à m'enivrer, le temps d'une soirée.
Cette fois, Joe Wright (le réalisateur du MERVEILLEUX Orgueil et préjugés et du pompeux Reviens moi) a choisi de mettre en scène un conte philosophique moderne, inspiré de l'histoire vraie de Steve Lopez, journaliste au Los Angeles Times.
Chroniqueur en manque de sujet, Lopez (interprété par le très très très grand Robert Downey Jr) fait la rencontre fortuite de Nathaniel Ayers (Jamie Foxx), un SDF aux paroles décousues, aux pieds de la statue du grand Ludvig Von Beethoven. L'archet grattant les deux cordes restant à son violon, le sans-abri lui parle de sa vie d'avant, alors qu'il était étudiant à Julliard, la fameuse école des arts de New York.
Le chroniqueur en mal de mots y trouve immédiatement une source d'inspiration. Quelques investigations journalistiques plus tard et après avoir retrouvé le musicien déboussolé sous un tunnel, Lopez écrit sa première colonne sur Nathaniel. D'emblée, l'histoire du Fool de Ludvig plaît aux lecteurs. Bien plus qu'un simple sujet d'article, le musicien devient l'interlocuteur privilégier du journaliste, un but, un ami.

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13 jan.

Les Chats Persans, ROCK ' ROLL et La République Islamique d'Iran.

  l'avis
de
dbuk1000
Ce film a été primé avec justesse au dernier festival de Cannes d'un prix spécial du Jury dans la catégorie "un certain regard".

C'est un film militant, tourné clandestinement, en dix-sept jours.
Un quasi documentaire avec une histoire.
L'histoire d'un couple de jeunes iraniens qui habitent Téhéran et qui veulent organiser un concert rock.
A la recherche des musiciens du groupe.
Visitant les caves ( ou étables !!!) clandestines.
A l'écoute du rock de contestation de ces musiciens de l'ombre.
A la recherche de l'argent qui leur permettra de fuir la dictature.
Et la caméra mobile, sans cesse en mouvement, visite un Téhéran insolite, fixant au hasard des personnages qu'aucune chaîne de télé accréditée ne pourra jamais vous montrer.
Au rythme du caméraman sur sa mobylette.
Au rythme des solos de guitare ou de batterie.

Comment être un jeune en Iran malgré la République islamique?
Comment vivre sa passion de la musique Rock dans un pays dominé par une idéologie totalitaire et anti occidentale.

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29 dec.

AVATAR : beaucoup d'effets spéciaux, aucun effet de surprise

  l'avis de MAL

l'avis de Julie
Edit 03 janvier: la rédaction de cinefeed est partagée, Julie (et Jérôme) sont d'un autre avis que celui de MAL. Vous trouverez en bas de l'article le commentaire d'humeur rédigé par Julie et partagé par Jérôme.

Je suis allé voir Avatar sous l'amicale pression de mes enfants qui, eux, en avaient très envie. Ils ont adoré, je n’ai pas aimé.

Le positif d'abord. C'est sans conteste un film techniquement parfait. Les effets spéciaux sont tellement réussis qu’on les oublie, et c’est le plus beau compliment qu’on puisse leur faire. Les créatures virtuelles, qui forment l’essentiel des personnages du film, semblent totalement réelles, leurs déplacements sont plus naturels que dans les derniers épisodes de Star Wars par exemple. On finit par ne plus s’étonner de voir des humanoïdes bleus chevaucher des archéoptéryx qui enchaînent loopings et plongées en piqué dans le ciel d’une jungle exubérante avant de s’attaquer à des hélicoptères de combat.

Les scènes d'actions s'enchainent, et c’est l’autre point à porter au crédit du film. Le décor est vite planté, de manière suffisamment habile pour nous permettre de comprendre rapidement le monde où nous sommes et comment il fonctionne, et par la suite, pendant les 2h45, on peut dire qu'il se passe toujours quelque chose. Peut-on dire pour autant qu'on ne s'ennuie pas ? Ce n'est pas certain, car le scénario manque singulièrement d'originalité et, surtout, on est rarement surpris par ce qui arrive.

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24 dec.

Top 10 des films de l'année 2009

Faire à quatre mains le top 10 des films que l'on a préférés est digne des négociations de Yalta. Conciliabules, cris, négociations et tactiques deviennent pour un temps les maitres mots à la maison jusqu'à ce qu'on arrive à une liste qui satisfasse les deux parties. Sachez en préambule que nous avons raté quelques films qui, sur le papier, méritent de figurer dans notre top 10 de l'année: Inglorious Bastard, Les Noces Rebelles (sous votre amicale pression nous avons rattrapé notre retard et du coup ajusté notre top) ou Avatar sont les premiers qui nous viennent en tête. Toutefois lorsque nous nous retournons sur cette année 2009 (record en nombre d'entrées) il y a tout de même beaucoup de grands films !
1.Un prophète
2.Harvey Milk
3.Les Noces Rebelles
4.Là-Haut
5.Slumdog Millionaire
6.L'étrange histoire de Benjamin Button
7.Gran Torino
8.Still Walking
9.The Wrestler
10.Tellement proches
10.Funny People
choix peut être curieux mais nous avons été touchés par cette histoire dans la lignée de Man on the moon, c'est dire !

13 dec.

Astro boy: sous le dessin-animé, le conte philosophique

  l'avis
de
Julie
J'y suis allée à reculons. Le manga des années 50, je ne le connaissais pas. Vu le faible nombre d'entrées les 3 premiers jours, j'étais septique. Et puis, il y avait une promesse, celle d'emmener ma fille de 6 ans au cinéma cet après midi de décembre trop froid. Et un constat: les films de Noël pour enfants sortent le mercredi avant les vacances. Astro Boy, a priori, n'avait pas tous les atouts. Ma surprise n'en fut que plus grande donc. Car Astro Boy a tout d'un grand.

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30 nov.

Sin Nombre: Et la révélation d'un grand réalisateur

  l'avis
de
dbuk1000
Trop tardivement j'ai découvert ce bijou qui est à l'affiche ( pour combien de temps encore?) depuis un mois et je regrette donc de ne pas avoir été en mesure de vous encourager plus tôt.
SIN NOMBRE est le premier long métrage de CARY FUKUNAGA, un jeune réalisateur né en 1977 en Californie d'un père japonais et d'une mère suédoise et qui vit à New-York.
Un premier film et déjà distingué.
Prix du Jury à Deauville:Sin Nombre a reçu, ex-aequo avec Precious de Lee Daniels, le Prix du Jury lors de la 35ème édition du Festival de Deauville. Récompensé aussi à Sundance:Le film a obtenu les prix de la meilleure réalisation et de la meilleure direction artistique dans la catégorie film dramatique au Festival du Film Indépendant de Sundance 2009.
Pourquoi une telle unanimité?

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20 nov.

Twilight 2, [ma] Tentation. Mon péché mignon

  l'avis
de
Julie
Je l'attendais depuis...un an, depuis que j'avais vu le premier épisode, Fascination. Abreuvée entre temps des 4 quatre tomes de Stephenie Meyer, que j'avais lus dans la foulée, mon attente était calmée. Surtout depuis la sortie du DVD cet été. Bref, à 35 ans, mère de deux enfants, je suis twilightée. Cette maladie, pourtant, ne semble atteindre que les jeunes filles de 14 ans. Selon un éminent pédopsychiatre que j'écoutais sur Europe 1, le matin de la sortie de l'épisode 2, l'histoire d'amour d'Edward et Bella suscite le déchaînement des jeunes parce que ces derniers, je cite, ont une angoisse profonde de la mort... Dubitative, moi qui ne suis donc pas concernée par ces propos, moi qui ne fais pas du tout partie de la cible, je me suis interrogée sur mes motivations....La saga Twilight a tout les atouts pour accrocher les romantiques désabusés. Une histoire d'amour comme ça, Cher lecteurs, on n'en fait plus.

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18 nov.

A l'origine: faire le bien fait du bien

  l'avis
de
Jérôme
A l'origine il y a Philippe Miller (François Cluzet inspiré), un petit escroc solitaire qui survit en organisant ses trajets pour optimiser ses vols: la télé des hôtels où il loge, le matériel qu'il trouve sur les chantiers, l'argent de son receleur. Un jour il découvre par hasard le chantier d'une autoroute abandonnée. Son arrêt a causé une catastrophe économique pour les prestataires locaux qui avaient tout misé sur ces travaux.
Très vite le petit village voit en Philippe l'homme providentiel que le siège a envoyé pour relancer les travaux. Très vite Philippe voit en ce chantier l'occasion de gagner, sans se forcer, beaucoup d'argent. Les entrepreneurs lui proposent spontanément des pots de vins pour être sûrs que leur entreprise soit choisie.
Mais très vite le bonheur et l'espoir qu'il suscite torturent sa bonne conscience. Escroquer des entreprises sans visage ou des gens malhonnêtes ne lui pose pas de problème mais briser les espoirs d'une vie meilleure qu'il a suscités chez Monika (Soko la première révélation de ce film) ou décevoir Stéphane (parfaite Emmanuelle Devos) lui devient très vite insupportable.

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18 nov.

LE RUBAN BLANC - Chroniques d'un village allemand en 1913-1914

  l'avis
de
dbuk1000
Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Un film en allemand et en noir et blanc

Blanc , luisant au soleil d'hiver comme un sol gelé recouvert par la neige
Blanc, immaculé comme la Sainte Vierge
Noir, noirceur comme l'âme des pécheurs
Noir, tristesse de la condition des pauvres paysans

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11 nov.

LE CONCERT: Tragédie Comique sur le Concerto de Tchaikovsky. Pour rire et pleurer à la fois

  l'avis
de
dbuk1000
Le 1er Novembre, alors que je suis en voyage, un ami, militant cinématographique, m'adresse un email au propos de la sortie prochaine du film "LE CONCERT"
Dès mon arrivée à Paris , je vais regarder et écouter LE CONCERT;je suis alors saisi par de grandes bouffées d'émotion et de rire. Pleurer et rire en même temps!! Normal, j'ai une ame un peu slave....

Et maintenant, en écoutant le Concerto pour Violon de Tchaikovsky interprété par Issac Stern, je vous dis tout le bonheur que je m'a donné ce film dont la vedette est bien l'âme slave accompagnée par cette musique très russe et très romantique qui sert de trame à l'histoire qui s'appuie sur quelques faits réels.

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11 oct.

500 jours ensemble: Je t'aime, moi non plus

  l'avis
de
Julie
Petite pépite, petit trésor, 500 jours ensemble fait partie de ces films simples, voire modestes, qui enchantent, "rafraichissent", laissent un sourire niais aux lèvres du spectateur, de ces films vrais, à la B.O démente, au scénario travaillé, de ces films touchants qui nous ressemblent, d'une manière ou d'une autre. Ce cinéma là est une bénédiction dans l'océan des films insipides et surfaits. Quand j'y pense, 500 jours ensemble a des allures de High Fidelity, la passion des vinyles en moins, avec son personnage masculin central, doux et tourmenté, qui souffre et trouve le soutien de ses deux amis de toujours.
Le coeur du film, c'est le coeur de Tom qui bat pour Summer. Mais la magie n'est pas là où on la trouve généralement dans une comédie romantique. Cette magie n'est pas dans la rencontre, le premier baiser, l'amour inconditionnel que deux êtres vont se vouer jusqu'à la fin de leur jour. Le spectateur n'est pas pris au dépourvu. Il sait, dès la première minute du film, que Tom et Summer ne vieilliront pas ensemble. Pas de place au rêve donc. Et pourtant la magie opère. Le miracle est dans la réalisation, la construction scénaristique. Du jamais vu en la matière. Le spectateur se trouve propulsé dans la tête de Tom. Non, dans son coeur. Il y retrouve les pièces d'un grand puzzle, petites tranches d'une vie d'un amour échoué. Du premier jour, celui de la rencontre et du coup de foudre, au dernier jour, celui où le feu s'est éteint. Mais le génie du scénario c'est d'avoir mélangé ces pièces.

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05 oct.

Le petit Nicolas: un bouillon de malice pour les petits et les petits devenus grands

  l'avis
de
Julie
Tous ceux qui, comme moi, ont eu leur enfance bercée par la série du Petit Nicolas ne seront pas déçus. L'adaptation cinématographique est en tout point fidèle aux livres. L'atmosphère du Paris des années 1950 est magnifiquement recréée, les personnages sont sortis tout droit de la plume de Sempé, les situations cocasses reflètent à merveille l'écriture de Goscinny. Pour ceux-là, Le Petit Nicolas leur fera revivre, à coup sûr, des sentiments bien connus et partager une tranche de la vie de Nicolas, Clotaire, Rufus, Joachim, Alceste, Geoffroy, Eudes et Agnan. Cette fois, Nicolas croit comprendre qu'il va avoir un petit frère. Pour lui, c'est la fin d'une vie tranquille qu'il va devoir partager avec un parfait inconnu. Pire encore, il pense que ses parents vont se débarrasser de lui aussitôt le bébé arrivé dans la famille. Il décide alors, escorté par sa horde de copains, d'échafauder un plan mettant un terme à toutes ses craintes.
L'histoire n'est qu'un prétexte pour retrouver tout l'univers du Petit Nicolas: ses parents, son école, sa maîtresse, son surveillant, sa maison, son voisin, ses copains mais aussi, et surtout, Paris....

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04 oct.

La proposition: mais où sont donc passés Harry, Sally et les autres?

  l'avis
de
Julie
L'été s'était achevé avec une comédie romantique grasse, vulgaire et sans intérêt: My best friend's girl (presque insoutenable), voilà l'automne qui démarre, lui, avec une comédie romantique bâclée, vide et bête: La proposition. Les réalisateurs en mal d'inspiration s'y méprennent peut-être un peu trop: Le genre comédie romantique est un art où il n'est pas facile d'exceller. Car il faut savoir tout à la fois faire rire et rêver, sourire et pleurer. ET l'on constate (moi, à mon grand désespoir) que rares sont les scénaristes qui savent manier les ficelles avec dextérité.
Pourtant avec un tel casting, on pouvait s'attendre à un film bien calibré pour marcher. Sandra Bullock avait réussi le tour avec Two weeks notice en faisant tourner la tête de Georges (alias Hugh Grant). Quant à Ryan Reynolds, on avait eu (enfin en ce qui me concerne) un grand plaisir à le découvrir avec Definitly may be (Un jour peut-être en français), une comédie douce-amère sur un homme et ses rencontres, ses choix, ses erreurs avec, en toile de fond l'élection de Bill Clinton dans les années 1990.

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02 oct.

District 9: la SF aux allures d'antan

  l'avis
de
Julie
Il est loin le temps où nos écrans noirs étaient monopolisés soit par les films d'horreur soit par les films de science-fiction/gores. Le genre est passé et avec lui, on a fait nos adieux à Freddy Crugger, à Jason, à la Maison du Diable, à Evil Dead et à bien d'autres encore. Il a laissé la place à un nouveau genre : les films à effets spéciaux, catégorie fourre-tout où l'on retrouve, parfois, au détour d'un recoin, un peu d'horreur, un peu de gore, un peu de science-fiction. Les films SF d'aujourd'hui sont là pour "en mettre plein la vue", subjuguer le spectateur par les prouesses des ordinateurs. A quand remonte ce premier film à effets-spéciaux-parfaits? Au début des années 1990...Jurassic Park peut-être? Quoi qu'il en soit, la saveur, le goût et le contenu des films de SF/horreur/gore des années 1970-1980 ont - un peu- disparu. Il reste encore des pépites imprévisibles...Je pense à Cloverfield, à Saw I...
C'est dire l'enthousiasme avec lequel j'ai retrouvé cette madeleine de Proust en découvrant District 9. Fini les successions d'images léchées...Place à l'action, au glauque, au malaise, à la saleté. Point de place, non plus, aux effets spéciaux inutiles. Caméra "presque-au-poing", le réalisateur ose montrer des alliens laids, la pourriture des bidons-villes, des gens un peu moches et bêtes, le sang explosant sur l'écran. S'il n'y avait que cette authenticité! A côté d'un film brut et sans fioritures, il y a aussi un scénario puissant, une histoire complexe, une morale sous-jacente gênante.

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