Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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30 aoû.

Un prophète: et l'été s'achève sur un chef d'oeuvre

  l'avis
de
Julie
Existe-t-il un moment plus jouissif que celui où l'on sort d'une salle noire, les yeux habitués à l'obscurité, la tête encore pleine des images projetées, les membres engourdis, titubant presque sur le bitume du trottoir avec un sourire béat aux lèvres, celui du spectateur contenté, repus? Vous connaissez, Chers lecteurs, cette sensation de bien-être, celle d'avoir goûté à la perfection cinématographique...Mais rares sont les films qui nous procurent une telle jouissance. Jacques Audiard est l'un de ces géniaux réalisateurs qui réussissent le tour non pas une fois, non pas deux fois mais à chaque fois...Je me souviens encore de ma mine en sortant de la projection d'Un héros très discret, ou encore de celle de Sur mes lèvres. Et je repense avec envie à la sensation vécue après avoir vu sur grand écran De battre mon coeur s'est arrêté. Ô bonheur! Jacques Audiard n'avait pas dit son dernier mot. Il réitère le miracle avec Un Prophète en nous racontant l'histoire d'un homme, petit truand paumé sans repère ni attache, et de sa métamorphose dans l'univers carcéral au contact des délinquants. Malik dès son arrivée à la Centrale se trouve confronté au clan corse, en particulier son chef César Luciani qui lui ordonne de tuer un autre détenu dont le témoignage paraît trop compromettant pour lui. Le jeune homme comprend bien vite qu'il n'a pas d'autre choix que d'exécuter le crime. La mafia corse règne en maître sur l'administration pénitentiaire. Le crime une fois commis, Malik devient "le protégé" de César Luciani.

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30 juil.

Là-haut: quand un film d'animation atteint des sommets

  l'avis
de
Julie
Les 10 premières minutes de Là-haut à peine passées et déjà le spectateur, les yeux embrumés, tombera sous le charme de Carl, de sa maison pittoresque enchevêtrée dans de hauts grattes-ciel, de son histoire, de sa mélancolie et de sa solitude. Le dernier Pixar est certainement le crû le plus abouti, le plus mûr, le plus poétique, le moins enfantin. Derrière le sarcasme de Carl, se cache, on le comprend bien vite, un être plein de tristesse qui, après la mort de sa femme, décide de prendre sa revanche sur la vie, sous la forme d'un voyage improbable, dans sa maison hissée au ciel grâce à des milliers de ballons gonflés par lui-même. Là-haut, c'est une sorte de conte sur le sens de la vie, sur les regrets, sur les ambitions, et, surtout, les déceptions. Les adultes y percevront une morale non moralisatrice empreinte d'une grande sagesse. Quant aux plus jeunes (et les plus grands d'ailleurs), ils seront subjugués par la beauté du film, ses couleurs, ses dialogues sucrés-salés, ses personnages incroyables, ses chiens parlants, par le couple drôle et tendre formé par Carl et Russell.

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03 juil.

Very bad trip: Une comédie sans (aucune) limite

  l'avis
de
Julie
Le cinéma nous livre avec ce film déjanté la troisième comédie de l'été. Après Les Beaux gosses à l'humour décapant et Tellement proches entremêlant éclats de rire aux fortes émotions, Very bad trip se présente comme une comédie jusqu'au-boutiste, sans limite. Les situations les plus improbables se succèdent devant le regard médusé du spectateur. Pris au piège du délire auquel se livre le réalisateur, le spectateur ne pourra retenir, à un moment ou un autre, une crise de fou rire incontrôlable. Very bad trip a l'audace d'une production Apatow la surdose de gras, si (trop?) chère à ce dernier, en moins.
A priori le scénario semble dénué d'originalité: Virée entre hommes à l'occasion de l'enterrement de vie de garçon de l'un d'eux. Destination Las Vegas. Réveil comateux, trou noir sur les évènements de la nuit passée. Le marié a disparu. A sa place, ses compères se retrouvent avec un bébé dans les bras et un tigre enragé dans les toilettes. Commence alors pour eux une quête délirante et sans répit. A travers la recherche de leur ami volatilisé, ils vont, peu à peu, être confrontés à leur nuit oubliée et retrouver, par petites bribes, la trace du marié.

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26 juin.

UN VOYAGE et DEPARTURES

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de
dbuk1000
En cette période de promotion des séjours touristiques pour les prochaines vacances, j'ai décidé de faire le tour du monde en cinq soirées et pour la modique somme de 50 € tout compris.
Je suis allé au cinéma et ce fut un merveilleux dépaysement sans retard dans les "vols", sans contrôle tatillons pour la sécurité du spectateur, sans vaccins et sans supplément.
J'ai commencé mon voyage en Israel avec le très beau film JAFFA sur le difficile amour entre une Juive et un Palestinien. Je l'ai continué dans la Pologne de 1940 avec KATYN sur l'assassinat par les Soviétiques de milliers d'officiers polonais pris au piège du pacte entre l'Allemagne nazie et l'Union soviétique de Stalinie. Un petit détour en Argentine pour accompagner un vieil homme dans ces derniers instants avec la FENETRE, ouverte sur les grands espaces de la Patagonie et de ses souvenirs. Une récréation légère et drôle à Paris avec TELLEMENT PROCHES. Enfin une longue et troublante étape au Japon avec DEPARTURES. Ce fut un voyage magique parmi des pays aux cultures si différentes mais où les hommes sont si semblables.

Lecteur , je vais exciter ta curiosité en te comptant un chef d'oeuvre peu connu du grand public, DEPARTURES qui a obtenu l'Oscar du meilleur film étranger. Film dérangeant car morbide et notre société, qui glorifie la jeunesse, n'est pas vraiment prête à côtoyer la mort bien que les films regorgent de tueries à grand spectacle.

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15 juin.

Tellement proches: revue de blogs

  l'avis
des
Blogs
Même si l'envie de faire une critique de Tellement proches me démange, je ne vais pas rompre ma promesse mais plutôt livrer à votre sagacité une liste exhaustive des critiques publiées par les amis blogueurs qui ont assisté aux différentes avant-premières. Si votre critique n'apparaît pas n'hésitez pas à la laisser en commentaire à cet article je tacherai de l'ajouter rapidement.
  • DVDRama.com
    Une comédie débordante de vitalité et d’intelligence qui s’acharne, dans un joyeux bordel, à abolir toutes les frontières et les préjugés... Ca commence de manière hyper classique et ça se termine à mille lieues de ce qu’on pouvait imaginer. Et c’est loin d’être un défaut.
  • www.prland.net
    Tellement proches, d'Eric Toledano et Olivier Nakache, est une comédie ovni qui débute donc un peu péniblement avant d'aligner en continu des scènes d'anthologie drôlissimes. Chacune pourrait d'ailleurs constituer un sketch indépendant qui se suffit à lui-même. Parmi mes moments préférés : l'entretien d'embauche de la femme de ménage, l'avocat commis d'office "face à ses clients" (excellent François-Xavier Demaison), le médecin black qui a du mal à s'imposer (étonnant Omar Sy), Geneviève 91 ans arbitre d'un match de ping pong en pleine cité (Renée des films de Klapish égale à elle-même), une séance de crazy signs improvisée (Vincent Elbaz fait un GO tout à fait crédible), la fausse juive qui vrille assez violemment dans l'excès, une soirée diapos en famille d'un nouveau genre et pas mal d'autres
  • www.lexpress.fr
    En 2009, la réussite est au rendez-vous : Tellement proches, l'histoire d'une famille avec couples, beau-frère, beaux-parents, gamin excité, boulots pas drôles, visite à Ikea et prises de têtes à claques aux repas.
  • www.cine-mermoz.com
    Un petit bijou d'humour, d'émotion, de délire, de fraîcheur ! une comédie irrésistible !
  • ludosworld.blogspot.com
    Avec Doudou, on a vu ce film en avant-première, en présence de l'équipe du film. C'était génial, les ralisateurs de Nos jours heureux m'avait séduit, mais là ce film sur la famille est tellement vrai.
  • blogsperso.orange.fr
    Un casting à la hauteur de l'excellent moment passé ! En bonus, rencontre avec une partie de l'équipe du film (les réalisateurs, Audrey, Joséphine, Omar et le petit Max). Une équipe d'une grande disponibilité puisque l'échange a été d'une bonne demi heure ce qui est rare. Omar est même monté dans la salle faire un câlin à une dame qui lui disait qu'elle le préferait dans le film plutôt que dans le "SAV des émissions" de Canal+
  • grandmath.canalblog.com
    Ca y est, pour moi le tandem Toledano & Nakache c'est comme une marque déposée, et ce en seulement deux films que j'ai pu voir de ces réalisateurs. C'est dire à quel point Tellement proches est réussi, et pourtant on les attendait au tournant après la merveilleuse surprise que fut Nos Jours Heureux il y a deux ans.
  • www.lepost.fr
    Ce film est devenu mon coup de coeur du moment .C'est étonnant comme le nouveau cinéma français se veut intimiste et surprenant ces temps-ci. En regardant ce film réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache beaucoup de sujets sont traités de façon très lègère et sur fond d'humour que certains désigneront comme potache mais qui restent efficace .
  • Toutmoncinema.com
    Trois ans après l'excellente surprise de Nos jours heureux, Eric Toledano et Olivier Nakache reviennent en force avec cette comédie délicieusement barrée et tellement tendre. Un Tellement proches qui sonne tellement juste et nous confirme que nous tenons-là deux grands talents de la grande comédie !

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15 juin.

Les beaux gosses: bienvenue dans l'âge ingrat

  l'avis
de
Julie
Ceux qui regrettent leurs 15 ans doivent certainement avoir des trous de mémoire ou vivre encore dans le déni...Riad Sattouf en nous livrant son premier film, Les Beaux Gosses, est là pour nous le rappeler. Sans concession, ni finesse, avec un réalisme poussé à son paroxysme, il dresse, au travers d'une galerie de personnages détonants, le portrait de l'adolescence avec son lot de boutons, de complexes, de frustrations et sa surdose d'hormones. Bref, rien n'est épargné dans cette description crue, visuelle et pourtant non dénuée de charme....
Gros plan sur un couple d'ado en train de se "galocher", que dis-je, de se lécher le visage à s'en crever les boutons d'acné. Le ton du film est vite donné. On est loin du côté glamour de Lol ou de La Boum. Loin de l'impressionnisme de La Belle Personne. Le temps de cette première scène, vous l'aurez déjà compris, Riad Sattouf ne fait pas dans la dentelle et c'est bien comme ça. Deuxième plan sur le visage boutonneux de deux autres adolescents aux coupes de cheveux improbables, en train d'assister à la scène du baiser. Nos deux compères, Hervé et Camel, désoeuvrés, cherchent un moyen de passer, enfin, "à l'acte", du moins à la première phase...

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26 mai.

Looking for Eric: A la recherche de soi

  l'avis
de
Julie
Ceux qui comme moi ne sont fans ni de foot ni d'Eric Cantona n'ont rien à craindre et peuvent aller voir le dernier film de Ken Loach "les yeux fermés". Quant aux autres qui attendent de voir leur idole, les supporters enflammés, d'entendre gronder les gradins du stade, de sentir les effluves de bière et la sueur des joueurs seront servis. Looking for Eric, vous l'aurez compris, n'est pas un film sur le foot...Et pourtant,on y retrouve tout ce qu'il y a d'universel dans ce sport (comme dans les autres sports d'ailleurs): la passion, l'amitié, le courage, la volonté et la confiance en soi.
Tout commence par Eric. Pas la star de l'United Manchester mais l'employé de poste, le supporter Eric Bishop (interprété à la perfection par le méconnu Steve Evets). Eric connaît une mauvaise passe. A vrai dire, la dépression le guète. Ses amis, autres supporters, autres postiers, moins graves, plus joviaux, assistent à la déperdition de leur ami-compère. S'ensuit, sans trop tarder, une réunion de crise autour d'Eric (grand, très grand moment du film) au cours de laquelle ses amis pragmatiques au grand coeur vont provoquer en lui une véritable décharge électrique en posant LA question: "Dans quelle personnalité aimerais-tu te réincarner?", derrière laquelle le supporter entend, en fait: "Qu'aurait donc fait mon idole si, comme moi, il sombrait?"

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11 mai.

Good morning England: the music boat

  l'avis
de
Julie
C'est l'année 1966. Le rock est à son apogée, son berceau c'est l'Angleterre et pourtant les ondes radio et la BBC en particulier l'ignorent, enfin presque. Radio Rock perdue au milieu de la mer du Nord, nichée sur un bateau rouge rouillé, est là, Thank's God, pour lui consacrer tout l'espace qu'il mérite. Au service de la radio pirate, une poignée d'hommes amoureux de musique rock and pop, se succèdent les uns aux autres sur ses ondes, 24 h/24 pour offrir aux anglais, les tubes les plus rythmés, les plus colorés, les plus yéyés. Les jupes des filles tournoient au son de Radio Rock. Les adolescents ont l'oreille collée à leur petit poste caché sous l'oreiller pour voler quelques heures d'écoute. Radio Rock c'est le salut d'un pays encore gouverné par une poignée d'hommes conservateurs qui semblent craindre la puissance du Rock comme celle de la bombe A.
Good morning England retrace les heures brûlantes de cette époque en suivant la bande de DJ au service de la pop et du rock. Belle galerie de personnages hauts en couleur, le film est avant tout une ode à l'amour de la musique. Ce qui unit ces hommes après les avoir réunis c'est les Who, les Stones, les Beach Boys, Otis, Janis, Jimmy, the Troggs, the Box Tops et tous les autres. Deux heures durant, derrière la platine, ils enchaînent les meilleurs tubes des années 1960 pour notre plus grand bonheur. Même pour ceux qui n'étaient pas nés à cette époque, le film dégage un parfum emprunt d'une nostalgie familière. Celui de l'amour de la liberté, de la jeunesse, de la musique. Et parce que cet amour est universel, intemporel, on s'y retrouve forcément. Surtout si on a succombé à un moment ou un autre à cette musique.

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07 mai.

X-Men Origins: Wolverine...un film d'action parmi d'autres

  l'avis
de
Julie
Franchement déçue par X-Men3 qui était loin d'être à la hauteur des deux premiers épisodes des X-Men, Wolverine présente, pour moi, les mêmes travers que le dernier opus de la saga. Bien qu'efficace et haletant, le film n'est qu'une succession de scènes d'action sans profondeur ni saveur. Là où les deux premiers épisodes trouvaient leur intérêt dans un scénario recherché, intelligent, Wolverine, comme X-Men3 d'ailleurs, tient à un seul fil raccroché aux griffes de Logan.
Pour sûr, Logan n'est pas le super héros le moins dénué d'intérêt. D'ailleurs, déjà dans X-Men2, le réalisateur avait puisé dans le passé trouble de ce dernier matière à filmer. On savait que Wolverine avait perdu la mémoire, subi des expériences scientifiques louches, était un écorché vif. Un peu bad boy sur les bords, son côté glamour suffisait-il pour autant à lui consacrer un film, rien que pour lui?

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28 avr.

Still walking : 24 heures de la vie d’une famille

  l'avis
de
Julie
C’est une journée chaude dans la ville japonaise de Yokohama. Une mère discute avec sa fille tout en préparant un repas. Sentiment de déjà-vu cinématographique. On pense d’emblée au fameux « Sucré Salé » d’Ang Lee. De la même manière, c’est autour de légumes sautés, de plats élaborés qu’une famille va se réunir. Mais cette fois, c’est la mère qui détient, entre ses mains, les secrets culinaires de la famille. Le père c’est un homme, un ancien médecin à la retraite. Il ne cuisine donc pas. Il reste cloîtré dans son bureau, contemplant le temps qui passe en regrettant ses patients. Il n’a pas su, ou seulement pas pu, transmettre son savoir à ses deux fils. Au cadet parce que celui-ci a préféré les écoles d’art à la faculté de médecine. A l’aîné parce qu’il est décédé, fauché dans sa jeunesse, alors qu’il essayait de sauver de la noyade un jeune garçon. C’est pour commémorer la mémoire de ce fils parti quinze plus tôt que la mère est aux fourneaux, que la famille se réunit, en cette journée chaude.
Rien d’essentiel ne va s’y produire et pourtant c’est la vie toute entière qui s’y joue.

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05 avr.

OSS 117 Rio ne répond plus: une comédie aux dialogues ciselés

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de
Jérôme
Le premier opus des aventures de OSS 117 est sorti il y a exactement 3 ans réussissant à rassembler 2 304 000 de spectateurs. La sortie DVD et bientôt le passage télé ont encore accru la notoriété du film. Les fans attendent avec impatience le nouvel opus de cet anti-héros et autant vous le dire tout de suite ils ne seront pas déçus.
Dans OSS 117 Rio ne répond plus vous retrouverez tout ce qui a rendu culte le premier film: des dialogues dignes d'un travail d'orfèvre, une reconstitution de la fin des années 60 époustouflante, une réalisation léchée et un Jean Dujardin habité par son rôle de crétin. Sa manière de se déplacer, ses intonations et son jeu de sourcils sont fascinants. On a du mal à imaginer OSS sans Jean Dujardin tant il porte le film à bout de bras.
En situant son action 10 ans après le premier, Michel Hazanavicius (le réalisateur) peut jouer avec les codes du cinéma de cette époque: split screen (un chouilla trop d'ailleurs), poursuites en voiture, acteurs en chemisette et cool attitude. Le réalisateur de La Classe américaine nous prouve une nouvelle fois sa cinéphilie avec de nombreuses références au cinéma de cette époque qui accompagnent intelligemment le film (L'Homme de Rio, La Mort aux trousses etc).
Cela fait du bien de voir le cinéma Français capable d'écrire et de produire un comédie si décalée, si politiquement incorrect. Alors même si je ne suis pas fan de ce genre de films, je suis obligé de constater que le film remplit tous ses objectifs. Si vous avez aimé OSS 117 le Caire nid d'espions vous pouvez aller voir Rio ne répond plus les yeux fermés.

18 mar.

Coco: une comédie paresseuse

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de
Jérôme
Autant l'avouer tout de suite je ne suis pas le mieux placé pour faire la critique de Coco car je pars avec un handicap: je ne connais pas Gad Elmaleh. Pour être plus exact je ne connais que Gad Elmaleh acteur, ce qui n'est apparemment pas la meilleure corde à son arc. Je n'ai vu ni spectacle, ni sketch. Je n'ai donc pas un a priori positif comme les millions de fans qui attendent le premier film de leur idole.
Coco (Gad Elmaleh) est un self-made man à qui tout réussit. Être au "top" est un art de vivre pour cet exubérant qui a décidé de faire de la bar-mitzvah de son fils un évènement national.
Coco est un produit marketing à l'accroche imparable: "pour 10€ vous pouvez voir Gad Elmaleh". Attention je n'ai pas dit un "spectacle de Gad Elmaleh", et encore moins un "spectacle drôle". Non, juste un spectacle. Mais finalement est-ce que ce n'est pas un peu cher 10€ pour voir Gad Elmaleh alors qu'il suffit d'allumer sa télé pour voir l'humoriste ou d'aller sur dailymotion pour voir Coco ?

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15 mar.

Welcome: bienvenue dans le monde réel

  l'avis
de
Jérôme
Simon (Vincent Lindon) est maître nageur à la piscine de Calais en instance de divorce d'une femme (Audrey Dana) qu'il aime encore. Bilal (Firat Ayverdi) est un jeune Irakien prêt à tout pour rejoindre sa petite amie qui vit à Londres. Une fois tentée la méthode vendue par les passeurs, Bilal décide de prendre des leçons de natation auprès de Simon afin de traverser la manche à la nage.
Le décor est rapidement planté, sombre, pluvieux, loin de l'image d'un nord accueillant et chaleureux. La première partie du film est consacrée au quotidien de ces sans-papiers qui ne demandent qu'à partir tenter leur chance en Angleterre. Après avoir bravé mille dangers pour atteindre leur but ils se retrouvent bloquer dans une ville victime de sa proximité avec leur terre promise. Franchir la frontière devient de plus en plus difficile, de plus en plus dangereux. La scène du camion est une des plus dures de ce film sans concession. Une fois placés dans un camion, les sans-papiers doivent se mettre un sac sur la tête pour passer le contrôle d'oxygène que les policiers Français ont mis en place. Suffoquant.

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12 mar.

La Vague

  l'avis
de
Ava
Alors comme ça, vous croyez qu’une nouvelle dictature est impossible ?
Tout est dit dans cette question effrayante, qui résume le propos du film.
Alors, si nous ne savons pas répondre à cette question, essayons donc, jouons le jeu pour voir.
En Allemagne, aujourd’hui, dans le cadre d’un atelier, un professeur de lycée propose à ses élèves une expérience visant à leur expliquer le fonctionnement d’un régime totalitaire.

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10 mar.

Watchmen - Les Gardiens: rien que pour vos yeux

  l'avis
de
Julie
Nouveau film de "super-héros", lui aussi adapté d'une BD cultissime des années 1980, Watchmen est pourtant bien différent des autres. Long, presque lent, esthétique, visuel, extrêmement violent, Watchmen n'est pas l'histoire d'un super héros solitaire, mal dans ses collants, devenu "super" par accident. Il est question de plusieurs "héros" qui, sans être dotés de super pouvoirs, semblent avoir développé quelques dons assez utiles dans la vie de tous les jours. Les Watchmen sont forts, agiles, mis au banc de la société par une loi qui leur a interdit d'user de leurs dons et qui leur a ordonné de rester bien tranquilles. On pourrait alors penser que les Watchmen ressemblent étrangement aux X-Men. Il n'en est rien. Là où les X-Men étaient de vrais mutants, des exceptions de la nature, les Watchmen "semblent" volontairement avoir, un beau jour, créé une sorte de club, "the Minutemen", pour aider les hommes, au moment de la Seconde Guerre Mondiale. De cette poignée d'anges-gardiens, il n'en reste, au milieu des années 1980, époque où se déroule l'action, que deux:Le Comédien et Docteur Manhattan. Les autres Watchmen sont issus de la nouvelle génération. Mais, mise en retraite forcée, ils tentent de se noyer dans l'anonymat.

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