Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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05 mar.

Harvey Milk : le testament d’un gay assassiné

  l'avis
de
Julie
Avec son dernier film, Gus van Sant nous livre une œuvre majeure, tant sur le plan artistique que sur le plan politique et social. Il honore le cinéma par un morceau de bravoure, par son talent, par le choix de son sujet et aussi de ses acteurs. Le spectateur ne peut sortir indemne de ces deux heures de film. Harvey Milk n’est pas seulement l’histoire du premier gay qui osa affronter les idées reçues aux Etats-Unis et qui réussit à pénétrer le monde politique pour le modifier profondément. Ce film est aussi une ode à la liberté, à la tolérance et au courage humain. A travers celle des gays aux Etats-Unis dans les années 1970, c’est l’histoire de toutes les minorités et de tous les exclus qui ont dû se battre, et se battent encore, pour vivre librement qui est relatée. En nous livrant sur grand écran, le combat de Harvey Milk, et avec le sien, celui de tous les gays américains, Gus Van Sant a fait preuve d’humanisme, de générosité et d’une très grande sincérité. Au-delà du sujet, magnifiquement traité, il y a une audace artistique, un savoir faire incroyable. Et il y a aussi, une pléiade d’acteurs géniaux, interprétant avec justesse et authenticité, une génération meurtrie, combative, fière et courageuse.

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25 fév.

Gran Torino: Quand Clint devient Walt

  l'avis
de
Julie
J'aurais pu encore titrer Un homme et son chien, Un homme et sa voiture, Un homme seul, Inside man, Le vieil homme et l'enfant. Gran Torino c'est avant tout l'histoire d'un homme ou plus exactement celle de la fin de la vie d'un homme. Vieillissant mais fort encore de sa grandeur, de son charisme, de son génie, Clint Eastwood endosse dans ce rôle, probablement son dernier devant la caméra, les habits d'un homme qui, en perdant sa femmme, vient de perdre ses derniers repaires humains. Le film, réalisé par le même grand Clint Eastwood, suit l'intimité de ce vieil acariâtre et, par petites touches subtiles, décrit la manière avec laquelle ce dernier va se plier, s'ouvrir aux autres, à la vie.
Après la mort de sa femme, Walt Kowalski, interprété, que dis-je, habité par Clint Eastwood, reste cloîtré chez lui, dans une banlieue de Detroit, capitale américaine de l'industrie automobile. Rentré de la guerre de Corée dans les années 1950, Walt a passé sa vie à travailler dans l'usine de Ford. Raciste, pétri de préjugés, sans foi, mais loin d'être dénué d'un humour décapant, Walt a pour seules compagnies sa chienne, ses outils et une magnifique Gran Torino d'origine. Après le vol raté de la voiture par son jeune voisin, Walt va petit à petit faire connaissance avec ce dernier et sa famille, issue de la communauté Hmong.

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22 fév.

The Wrestler: la quête de soi

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de
Jérôme
Dans les années 80 Randy "The Ram" Robinson (Le Bélier) est une star du catch. Ovationné par des milliers de personnes à chaque "coup de la corde à linge" ou autre "Full nelson", sa carrière connait son point d'orgue lors de son combat contre l'Ayatollah. Vingt ans plus tard il ne reste pas grand chose de cette célébrité. Le Bélier n'a pas raccroché son collant mais il ne se produit plus que dans des salles de gym de lycées. Sa vie sociale en dehors du catch se résume aux quelques heures qu'il effectue dans le supermarché local et à ses visites au club de striptease où se produit Cassidy (superbe Marisa Tomei) avec laquelle il sympathise.
Victime d'une crise cardiaque après un combat particulièrement éprouvant les médecins ne lui laissent pas le choix: il doit prendre sa retraite s'il veut continuer à vivre. Mais de quelle vie s'agit-il ? Pour Randy y-a-t-il une vie sans le catch ?

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10 fév.

L'Etrange histoire de Benjamin Button: Avec le temps va, tout s'en va....

  l'avis
de
Julie
Le nouveau film de David Fincher confirme le talent du réalisateur déjà bien connu de Seven, de Fight Club et de Zodiac, celui de Brad Pitt dont on admirait déjà les performances protéiformes, et encore celui de Cate Blanchett. Mais le coeur du film, le clou du spectacle c'est l'Etrange histoire elle-même. Ce n'est pas tant le pitch de base qui donne au film sa profondeur, sa particularité. Bien sûr, l'histoire d'un homme qui naît vieux, sur le point de mourir, et qui passe sa vie à rajeunir peut interpeler, étonner, susciter la curiosité. Mais là n'est pas l'âme du film. Tout réside dans sa portée philosophique, ses considérations sur le temps, sur la mort, et, plus particulièrement, sur le rapport au temps, à la vie, à la mort et aux autres. Dans cette fable, cette épopée, ce conte, nommez-le comme vous le voulez, c'est le scénario qui est la vedette. Et les images reflet visuel, très visuel, de celui-ci.

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08 fév.

“Les noces rebelles” de Sam Mendes

  l'avis
de
Anne
“Revolution road” c’est le titre en anglais du dernier film de Sam Mendes… c’est aussi le nom de la rue où s’installent Frank et April Wheeler brillamment interpretes par le couple mythique Leonardo Di Caprio et Kate Winslet.
Onze ans après “Le Titanic”,ils sont à nouveau réunis dans cette tragédie où ils incarnent un couple d’américains “ordinaires” dans les années cinquante. Lui est un petit cadre d’entreprise (la même que celle de son père) et elle une femme au foyer qui tente de remplir son rôle d’épouse et de mère de famille modèle.
Mais voilà, cette petite existence bien vide émotionnellement ne peut leur convenir...
ils aspiraient à d’autres idéaux...

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06 fév.

Meilleures ennemies

  l'avis
de
Ava
Meilleures ennemies, de Gary Winick, réunit Kate Hudson et Anna Hathaway dans les rôles titres.
Elles interprètent deux amies de toujours qui vont faire vivre à l’autre un véritable enfer.
Liv, la blonde, interprétée par Kate Hudson, est une jeune avocate d’affaires aux dents longues qui rêve d’organiser son mariage au PlazaHotel à New-York.
Sa meilleure amie, Emma, la brune, interprétée par Anne Hathaway, est une enseignante plus effacée, dont les rêves sont logés exactement à la même enseigne.
Le hasard faisant bien les choses, leurs fiancés respectifs les demandent en mariage au même moment, à peu de choses près.
Liv et Emma sont enfin sur le point de réaliser leur rêve commun.

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31 jan.

Walkyrie: des hommes d'honneur

  l'avis
de
Julie
Eté 1943. L'Allemagne enchaîne les défaites militaires en Russie et en Afrique du Nord. Les plus hauts gradés sentent le vent tourner. Et surtout, une poignée d'entre eux cherchent à renverser le pouvoir en place, à tuer Hitler. Dans les couloirs de la Wehrmacht à Berlin le ton monte. Rien n'est officiel bien sûr mais un groupe d'hommes se réunit déjà clandestinement et complote. Au même moment, le colonel Stauffenberg écrit son désespoir et son amertume à sa femme. Dès son retour de Tunisie où il perd un oeil, une main, des doigts, le colonel est rapproché par le groupe de militaires qui cherchent à faire tomber Hitler. Ils trouvent en lui l'audace et la volonté qu'ils n'ont pas, ou en tout cas pas suffisamment, pour mener à bien leur projet. Stauffenberg semble être l'homme de la situation, le cerveau de l'opération qu'il va lui-même dénommer Walkyrie, en hommage à l'opéra de Wagner. La partition semble parfaite, le ton est donné, et déjà la musique commence.

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19 jan.

Slumdog millionaire: Et si l'Inde m'était contée....

  l'avis
de
Julie
J'ai toujours aimé les contes de fées...Avec l'âge, cette petite faiblesse me fait culpabiliser. Alors je me cache derrière les étiquettes "comédie romantique", "comédie déjantée", "film onirique". Et pourtant, il n'y a pas de mal à aimer rêver. Le cinéma n'est-il pas aussi fait pour ça? C'est vrai que le dernier film de Danny Boyle est un peu un conte de fées. Mais pour autant, méritait-il les foudres de certains journalistes? Définitivement, non! Et si un pauvre orphelin des bidonvilles de Mumbai pouvait devenir riche? Et si, après avoir enduré les pires tours de l'existence, ce gamin, ce "slumdog" pouvait participer à un jeu télévisé et gagner des millions? ça ne pourrait pas être sans embûches. Car dans un pays où certains, qualifiés d'intouchables, n'ont même d'existence légale, les slumdogS, ces enfants des bidonvilles, ne semblent pas non plus avoir droit au bonheur.
Tout commence en 2006, dans un commissariat pouilleux de Mumbai, par un passage à tabac. Jamal, vient de gagner 10.000.000 de roupis à "Qui veut gagner des millions?". Mais visiblement, en Inde, ce serveur de cafés sorti des ordures, vivant de combines, ne peut pas, sans avoir triché, avoir su répondre aux questions posées...On le brutalise, on le torture, à coup de chocs électriques. Ce qui en sort ce n'est pas un aveu de tricherie, c'est son histoire, celle d'un enfant des bidonvilles, privé de parents, abandonné à lui seul, accompagné d'un frère, arpentant les rues de Bombay pieds nus, à la recherche d'un endroit où dormir.

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15 jan.

IL DIVO : Un homme politique en acier inoxydable!

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de
dbuk1000

A gauche le véritable Giulio Andreotti et à droite Andreotti interprété par Toni Sevello

Groggy......voilà comment je suis sorti de la projection après deux heures de coups ( bas) politiques assénés à un rythme d'enfer par le réalisateur Paolo Sorrentino sur fond de musique baroque ou rock avec comme décors le rouge cardinal, les ors, les marbres et les stucks des palais de la Républica Italiana en pleine décadence. Et pendant la projection, c'est comme si j'entendais des airs d'opéras de Verdi inspirés par Shakespeare.....
Et pour me remettre les idées en place et mieux comprendre cette tranche d'histoire de l'Italie, j'ai consulté Wikipedia depuis mon BlackBerry.

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12 jan.

Mon top 5 de l'année 2008

Sans grande originalité, je vous livre mon top 5 de l'année qui vient de s'écouler. Ce fut une année riche au cours de laquelle j'ai eu de véritables chocs cinématographiques.
Tout d'abord, je délivre ma palme exceptionnelle à Valse avec Bachir qui est, selon moi, l'un des meilleurs films de tous les temps.
Ensuite, sans contestation, je place Into the wild qui m'a littéralement bouleversée.
Vient après, un film coup de coeur: Soyez sympas, rembobinez! qui a touché mon âme d'amoureuse du cinéma.
Cette année 2008 fut bien sûr marquée par la performance de V.Cassel et de Mesrine: L'instinct de mort.
J'y ajouterai, en 5ème position, le très touchant The Visitor qui a confirmé le talent de R.Jenkins.
C'est un top 5, je dois donc bien m'arrêter là. Mais si on me laissait y ajouter mon 6ème coup de coeur, j'aurais un peu de mal à départager deux autres films qui, dans des genres très différents, m'ont emballée: No country for old men et The dark knight.
 
J'espère que l'année 2009 sera aussi riche. J'attends déjà avec impatience....

11 jan.

Burn after reading: A consommer avec modération

  l'avis
de
Julie
Et si finalement un film des frères Cohen pouvait être mauvais....J'ai beau vouloir faire ma méchante et même là, en sortant de Burn after reading qui est un film insipide et bête, je n'y parviens pas. C'est dire que les frères Cohen ont du talent. Les voilà réalisant un film sans AUCUN scénario véritablement construit et pourtant ils parviennent à en faire "quelque chose" de regardable...Auraient-ils un don? Ils savent s'entourer d'une horde d'acteurs incroyables, impeccables (John Malkovich, Brad Pitt, George Clooney, Frances McDormand, Richard Jenkins, J.K Simmons), les diriger, bien mener leur réalisation, choisir une bonne bande son. Deux ou trois blagounettes, des personnages loufoques et le tour est joué....Visiblement cette recette a su charmer son public puisque Burn after reading a déjà comptabilisé plus de 1.200.000 de spectateurs.
Seulement voilà, quand on est un réalisateur incroyablement génial, on ne peut, on n'a pas le droit de se contenter du minimum. Le talent ne suffit pas s'il n'est pas associé à une bonne dose de sueur. On pense ici en particulier à notre cher et tendre Woody Allen qui enchaîne les films comme il pourrait faire des cookies. Ils sont toujours plaisants. Mais à peine regardés, ils sont presque aussitôt oubliés! Non au prêt-à-regarder! Le cinéma n'est pas qu'un divertissement. C'est de l'Art. Le 7ème peut-être, mais qui garde sa place à côté du théâtre, de l'opéra. Il ne doit pas rougir de sa popularité et de son effet de masse. Il peut flirter avec l'humour, le loufoque, l'onirisme sans perdre pour autant sa saveur. M. Gondry et ses délires cinématographiques qui ont dépassé la sphère du loufoque peuvent en dire long là-dessus. J'ai encore les larmes aux yeux en pensant à Soyez sympas, rembobinez... Burn after reading couronnera peut-être la paresse des frères Cohen mais il décevra à coup sûr les inconditionnels des frères réalisateurs. Il pourra être soigneusement rangé avec Intolérable cruauté aussi insipide et sans saveur. Mais il ne pourra faire de l'ombre à tous les autres chefs d'oeuvres qu'ils nous ont jusqu'ici offerts: Barton Fink, Fargo, Blood simple, Miller's crossing, O'Brothers, The Barber et, bien sûr, No Country for old Man.

07 jan.

Le Chant des Mariées

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de
dbuk1000
Un " petit grand film" c'est un petit budget et beaucoup de talent!
Des images "serrées" presque dénudées comme les femmes au hamman.
Le cinéma c'est comme la littérature: une belle écriture avec des vraies idées.
Pas de bruit, ni de show off mais beaucoup de subtilité et de sensibilité.
Une caméra légère comme le stylo du poète......
Vous avez compris: j'ai a-do-ré ce "petit grand film" pas assez distribué mais toujours à l'affiche.
Courrez-y ; vous y prendrez beaucoup de plaisir et vous rendrez hommage mérité aux talents de la réalisatrice, Karin Albou.

C'est le film d'une femme-mère encore jeune mais qui pose un regard presque nostalgique sur les très jeunes femmes, celles qui sont déjà tout à la découverte de leur corps, de leur sexualité, du regard des hommes et de leurs désirs et de leurs interdits et de leurs petites et grandes lâchetés.

Nostalgie de la Tunisie de cet été 1942, encore épargnée par les fracas de la guerre.
Nostalgie de la cohabitation harmonieuse, dans un même immeuble, entre une assez pauvre famille arabe et une mère juive qui élève seule sa jeune fille Myriam. Et Myriam est la meilleure amie de Nour, la fille de la famille arabe.
Cliché : la jeune juive va au lycée mais pas la jeune arabe.
Myriam aspire à l'Amour quand sa mère, veuve désargentée, veut la marier à un vieux-jeune médecin encore célibataire mais qui pourrait être le père de Myriam. Nour brûle déjà d'amour pour son cousin qui l'épousera quand il aura du "travail", ainsi en a décidé le père de Nour. Et ce n'est pas pour tout de suite.
Et puis l'arrivée des Allemands et les premières mesures pries en vue de déporter les Juifs.
Et les petites et grandes compromissions et jalousies feront le reste.
Le fiancé de Nour trouvera un bon "travail" auprès de la Gestapo: il est chargé d'indiquer les juifs et ainsi le mariage désiré par Nour pourra ainsi être célébré.
Et aussi sera célébré le mariage redouté par Myriam avec le bon docteur qui veillera aussi à ce que sa belle-mère ne manque de rien.

Incompréhension et drame pour Nour et Myriam qui se trouvent désormais dans des camps ennemis et dont le regard désormais porté sur l'autre, lamie d'avant, est en train de basculer.
Et l'amitié entre Nour et Myriam vacillera et mais elle résistera au pire.
Rédemption : la jeune arabe et la jeune juive, enlacées, prient chacune son Dieu pour leur salut commun.

Sur ce fond d'une jolie et tendre histoire à l'intérieur de l'Histoire, Karin Albou, qui interprète aussi avec justesse le role de la mère de Myriam, a ciselé délicatement et subtilement un pur chef d'oeuvre.
Cette histoire a sans doute "réveillé" dans sa mémoire des souvenirs qu'elle n'a pas eus mais que ses grands-parents ont du lui raconter.
Et elle a plaqué sur le drame de l' Histoire, le troublant éveil de sensualité de ces deux jeunes filles.
Pur moment de douceur, étoffe tissée avec les fils de Nour et de Myriam: leurs envies, leurs espoirs, leurs regards, leurs baisers, leurs attouchements presque lesbiens sur fond de la trivialité des mères et des femmes déjà mures.
Et c'est ce moment délicat de l'entre- deux que nous dégustons grace au talent de Karin.
Merci la réalisatrice.
Chapeau l'artiste.

23 dec.

I FEEL GOOD - vive le rock

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de
Ava
Gros plan sur la bouche ouverte d’Eileen 92 ans, qui hurle « Should I stay or should I go » des Clash, devant une foule en délire. C’est la scène d’ouverture de ce documentaire iconoclaste, qui a de quoi créer un certain ébouriffement dans les cheveux.
À l’opposé du « photo-call » de ma précédente conférence de presse, nous étions cette fois chaleureusement accueillis par les protagonistes, autour d’un thé brûlant, dans la suite d’un prestigieux hôtel parisien.
Un moment très british en compagnie de Stephen Walker, le réalisateur, et de Bob Cilman, l’incroyable directeur de la chorale rock & punk octogénaire, « Young @ heart ».
C’est un véritable coup de foudre que Stephen Walker a eu en assistant à Londres à l’une des représentations données par « Young @ heart », sur les bons conseils de sa femme et productrice, Sally George.
Immédiatement, le réalisateur et sa productrice sont convaincus qu’il tiennent leur sujet pour réaliser leur film documentaire pour Channel 4.
Bob Cylman n’a pas été tout de suite du même avis. Le réalisateur a mis 3 mois pour le convaincre qu’il était possible de mettre en place un tournage avec des personnes ayant, au bas mot, une quatre vingtaine d’années.
On remercie sa ténacité car il nous livre là un film qui va bien au-delà du pur plaisir d’assister à la formidable énergie de cette troupe, puisqu’il aborde aussi les thèmes de la maladie, de la mort, du sexe et de l’amour.

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21 dec.

Largo Winch...si futile

  l'avis
de
Julie
Une affiche: une silhouette nonchalemment adossée, un regard dans le vague, une attitude désinvolte, des cheveux en pétard, un énorme W, une vue plongeante sur la baie de Hong Kong...Sentiment de déjà vu? Cette silhouette, c'est celle de Largo Winch, ou plus exactement celle de Tomer Sisley. Cette affiche, vous n'avez pu la manquer. Elle est placardée depuis 1 an dans les couloirs du métro. L'évènement a été fièrement annoncé. L'annonce pour le moins bien préparée. Le film est-il à la hauteur des attentes?

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16 dec.

Secret défense: le nouveau visage du cinéma français

  l'avis
de
Julie
Après les "Mesrine" et juste avant Largo Winch, voilà encore un film qui vient montrer la récente évolution du cinéma français: un cinéma dynamique, visuel, un cinéma qui n'a plus rien (ou presque) à envier aux polars américains. Les réalisateurs français osent montrer. Ils ne se cachent plus derrière une caméra intimiste. Le polar est bien plus qu'une simple atmosphère recréée. A l'instar du film de Richer ou de celui de Jérôme Salle, Secret Défense de Philippe Haïm a un rythme soutenu, haletant. Son scénario, par certains côtés, assez osé, est assez bien ficelé.
L'idée de mettre en parallèle le destin d'une jeune prostituée recrutée par la DGSE (la Direction Générale de la Sécurité Extérieure) et celui d'un jeune dealer embrigadé par les milieux islamistes extrêmistes est bien menée. Le film commence, certes, de manière un peu décousue, par une superposition de scènes sans rapport entre elles. Images du terrorisme moderne sous le visage d'islamistes enrubanés. Puis celles d'un groupe de terroristes en train de siroter le thé à Damas et cherchant à venger leurs frères afghans. Regard sur Diane, jeune prosituée, vendant son corps à un homme d'affaires libanais. Puis sur Pierre, dealer paumé d'une banlieue Nord, tentant tous les coups pour subvenir aux besoins d'une mère seule. Petit à petit, les pièces du puzzle s'emboîtent entre elles, pour aboutir au coeur du service de la DGSE. Une rumeur d'attentat vient d'être confirmée par un agent infiltré dans les milieux islamistes syriens. Les services secrets décident alors de mettre en place un plan et de jeter Diane dans la gueule du loup, après l'avoir formée. S'ensuit alors une course sans relâche, une guerre psychologique entre les agents français et un des hauts responsables de mouvements terroristes islamistes.

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