Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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10 dec.

Le jour où la terre s’arrêta: un remake qui manque de fond

  l'avis
de
Ava
« Le jour où la terre s’arrêta » est le remake, réalisé par Scott Derrickson, du film original de Robert Wise. Keanu Reeves et Jennifer Connely tiennent les rôles principaux, mais on retrouve aussi John Cleese, des célèbres Monthy Python, et Kathy Bates dans des rôles secondaires. « Le film est expressionniste et stylisé » dixit le réalisateur. Certes, mais ce sont probablement ses seules qualités… S’il est vrai que la réalisation est belle, il manque l’essentiel : le fond.
Une soucoupe volante lumineuse atterrit sur Terre. Un extra-terrestre à l’apparence humaine, Klaatu, interprété par Keanu Reeves, en sort. Les gouvernements et les scientifiques tentent désespérément de comprendre ce qui se trame derrière cette spectaculaire arrivée. L’astrobiologiste, Helen, interprétée par Jennifer Connely, va tisser un lien privilégié avec le mystérieux extra-terrestre.
Le film est porteur, sans nul doute possible, d’un message écologique. La Terre est mourante, les êtres humains « que l’on ne peut raisonner » sont responsables de cette mort annoncée. Le message principal du film se résume dans la réplique de Klaatu, qui figure déjà dans la bande-annonce : « La Terre meurt, vous mourez. Vous mourez, la Terre survit. »
On comprend alors la glaciale mission de Klaatu : sauver la Terre, avec ou sans l’espèce humaine.
Derrière l’apparente froideur de cette mission, l’espoir l’emporte finalement : « Quand on est au bord du gouffre, on change ». Klaatu, qui ne comprend pas l’incohérence, et c’est peu dire, des êtres humains, change finalement lui aussi, à travers son geste plein de compassion pour l’humanité. C’est grâce à la scène larmoyante du film : Helen et son beau-fils, en larmes, se serrent fort l’un l’autre dans les bras. Klaatu leur lance alors « Maintenant, je vous comprends ». L’amour et l’espoir parviennent probablement à sauver l’Humanité, au bord du gouffre.
Ces messages répétitifs sont franchement lassants. Le casting et les effets spéciaux ne suffisent malheureusement pas à combler l’ennui. Une fois le message compris, on peut s’en aller sans se retourner. Le film se laisse voir, éventuellement, dans son canapé un dimanche soir pluvieux, mais il ne m’a pas interrogé, ému, inquiété une seule seconde. C’est creux et les messages ne m’apprennent rien : la Terre est en souffrance, l’Humanité va mal, l’espoir et l’amour sont des valeurs vitales. La fonction purement divertissante n’est pas non plus assurée. En guise d’amusement, j’ai nettement préféré la conférence de presse…

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02 dec.

Une Famille Chinoise ou Mère Courage

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de
dbuk1000
Comme le titre français du film l'indique il s'agit de l'histoire d'une famille chinoise.
Sauf que l'histoire est exceptionnelle au sein d'une famille assez banale dans la Chine contemporaine.
Mais le véritable titre du film c'est " In love we trust" : " nous croyons en l'Amour" ; ce qui est beaucoup plus universel!
Vous connaissez peut-être déjà le réalisateur Xiaoshuai Wang qui voit son cinquième long métrage, Beijing bicycle, remporter l'Ours d'Argent à la Berlinale de 2001. Et une des actrices c'est la très jolie Yu Nan, épouse inoubliable dans le "Mariage de Tuya" qui se bat pour faire vivre ses enfants et son premier mari blessé suite à un accident.
Cette fois encore le combat d'une femme; à croire que le cinéma chinois contemporain a pris ses distances avec "Epouses et Concubines" et ça c'est une véritable révolution culturelle quand on sait la place de la femme dans la société chinoise.
Cette fois , c'est le combat de la Mère pour sauver sa petite fille, Hehe, enfant unique selon le modèle chinois.

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29 nov.

Two Lovers: le coeur d'un homme

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de
Julie
Caméra rivée sur le corps lourd d'un homme qui tombe lentement dans des eaux froides et glauques. Premières images choc. Le film débuterait-il par un mauvais présage? Peut-être pas. Voilà le corps qui remonte à la surface et la caméra qui le suit lentement. L'homme est déboussolé. Le visage bouffi, le regard hagard, Léonard (Joaquim Phoenix) semble ne plus savoir où il en est. Trempé, l'homme rentre chez ses parents car c'est bien là où il vit à présent.
Après une dépression nerveuse et un long séjour en "institution spécialisée", Léonard est retourné chez ses parents, dans une banlieue New-Yorkaise, forcé de travailler dans le pressing familial, forcé de vivre, tel un adolescent rebel, entre un père déraciné et une mère protectrice. Pour le bien de leur grand garçon de plus de 30 ans, ces derniers décident de lui trouver une femme, Sandra (Vinessa Shaw), la fille de connaissances. Même milieu, même religion, bonne famille. L'avenir du fils prodigue semble tout tracé. Mais Léonard, au même moment, tombe sous le charme de sa nouvelle voisine, Michelle (Gwynelth Paltrow). Il se laisse gouverner par ses nouveaux sentiments, attiré comme une petite bête fragile par la lumière. Commencent alors, en parallèle, deux histoires d'amour à sens unique. Tandis que Sandra semble être tombée sous le charme du jeune homme bourru, Léonard, lui, tente maladroitement de transformer son amitié avec Michelle en une idylle amoureuse. Il ne semble pas se soucier du regard parental. Malgré sa fragilité et sa folie, malgré sa puérilité et son innocence, Léonard est libre, avide de vivre la vie qu'il a choisie.

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17 nov.

Mesrine, volet n°2- L'ennemi public n°1 : suite et fin

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de
Julie
Un peu frustrés en sortant du volet n°1 qui annonçait la fin de la première partie, les spectateurs ne seront pas déçus par le volet n°2 qui est une véritable suite. Le parti pris du réalisateur, celui d'une narration purement linéaire et chronologique de la vie de Mesrine, imposait un film en deux parties. Le format habituel de 2h ne suffisait pas face à la vie mouvementée et dense de l'homme. On sait ô combien un film de 3 heures est un exercice périlleux.
Sabrer certains épisodes de cette vie était concevable mais aurait certainement appauvri le tableau général. Richet a voulu être exhaustif, évoquer toutes les femmes de Mesrine, tous les témoins capitaux de son existence, tous les épisodes centraux, toutes les évasions, toutes les incarcérations. Son souci de la précision doit être salué.Le volet n°2 est une véritable suite mais surtout un véritable AUTRE film. Le spectateur ne doit donc pas s'attendre à un film de plus de 4 heures qui aurait été simplement coupé en deux.

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05 nov.

The visitor: une oeuvre humaniste

  l'avis
de
Julie
The visitor est une pépite, un trésor, un instant de grand bonheur cinématographique. Les amoureux du cinéma, sensibles aux dialogues subtils, aux scénarios originaux, aux histoires belles et innovantes ne peuvent pas manquer ce film unique qui réunit à lui seul tous ces atouts.
Le spectateur comprend bien vite, dès les 5 premières minutes du film, qu'il est face à un chef d'oeuvre. Intimiste, personnel, profond, The visitor c'est avant tout l'histoire d'hommes qui n'ont a priori rien à voir entre eux et qui apprennent à se découvrir et à partager leur existence.

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31 oct.

"W. L'improbable président": un film tout simplement inutile...

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de
Julie
JFK et Nixon ne suffisaient pas à son "palmares"... Oliver Stone a donc décidé de mettre en scène un troisième président: Georges W Bush. Le cadavre encore fumant, presque vivant, le réalisateur prend quand même sa moins bonne caméra pour l'achever définitivement. La période de campagne présidentielle n'est peut-être un hasard. O.Stone a dû penser que les gens confrontés à leur devoir civique seraient intéressés....
Quand il était jeune, Bush Junior aimait boire, il aimait aussi les femmes. Aujourd'hui, il aime les bretzels, les hamburgers, son petit chien noir, les matchs de baseball, regarder la télé en grignotant. Mais il a peur de papa. Il a même un sacré complexe par rapport à son père. Il s'exprime mal en public. A l'air d'un crétin. A fait une guerre rien que pour embêter Saddam. Ou peut-être son père. A aussi un complexe d'infériorité par rapport à son frère. A fait de la politique parce qu'il ne s'intéressait à rien en particulier. Aime sa femme. Est un bon chrétien qui aime prier. Semble entouré de crétins comme lui.
Voilà l'UNIQUE propos du film...critiquer un président encore en fonction. Le réalisateur ne nous apprend rien, n'a procédé à aucun travail d'investigation. Son film est mal construit. Retours en arrière injustifiés. On ne comprend pas où il veut en venir. On aura, certes, bien compris qu'il n'aime pas W. Comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Et après? Est-ce suffisant pour capter l'attention des spectateurs? Quitte à évoquer les deux mandats du 43ème président des Etats-Unis, un travail poussé, des idées précises et fouillées, une critique construite et nourrie auraient pu être utiles...Et nous expliquer les deux campagnes, le processus électoral aurait pu donner de la matière à son scénario.
Quant à sa manière de filmer, Stone donne l'impression d'avoir voulu faire une sorte de mauvais documentaire. Même Michael Moore (que je ne porte pas dans mon coeur) aurait mieux fait dans le genre pamphlet...

21 oct.

Vicky, Cristina, Barcelona: aussi léger qu'une bulle de savon...

  l'avis
de
Julie
Les critiques dithyrambiques que j'avais lues ont, il faut bien le dire, suscité ma curiosité. Car voilà, ça faisait des ANNEES que j'étais systématiquement déçue par le Woody Allen annuel. Non seulement le réalisateur avait perdu en profondeur mais en plus il allait dénicher des idées bancales et sans saveur.
Puis en quittant New York, sa ville-mère, les psy, les couples déchirés, l'introspection, il avait perdu sa source d'inspiration principale pour ne la remplacer par....pas grand chose. Alors quand on lit que Woody Allen revient, cette fois, avec "certainement" le meilleur de ses films, on se dit "enfin"!
C'est vrai que Vicky, Cristina, Barcelona est un peu meilleur que les précédents. Enfin, ce n'était pas bien difficile. Pour ne citer que les derniers, Match Point était un mauvais autoplagiat du MERVEILLEUX Crimes et Délits, Scoop était....inutile et quant au Rêve de Cassandre, je dois confesser ne pas l'avoir vu.
Pour son dernier film, Woody Allen a quitté l'Angleterre, retrouver sa nouvelle muse, Scarlette Johansson qui est quand même sacrément sexy, mais est resté en Europe.

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20 oct.

Coluche: un rendez-vous raté (critique)

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de
Jérôme
Le succès peut monter à la tête et j'ai bien peur que cela soit arrivé à notre Julie. Si la dernière fois elle avait fait la grève de la critique, cette fois-ci elle a carrément boycotté la projection. C'est donc votre serviteur qui s'y colle.
Septembre 1980 poussé par une bande de potes rigolards, Coluche décide de bousculer la campagne gauche / droite qui se prépare en se présentant au poste de président de la République. Si au départ Coluche voulait faire rire, il se prend rapidement au jeu politique porté par un courant populaire. On lui crédite même jusqu'à 16% des intentions de vote.
Je ne sais par où commencer tant ma déception est grande. Antoine de Caunes n'a pas fait un mauvais film il a juste fait un film inutile. Le coeur de son sujet: Coluche qui se présente à l'élection présidentielle est traité avec distance, voire avec paresse. Succession chronologique de scènes informatives, le scénario ne nous apprend rien d'autre que nous ne connaissions déjà. Pire il n'approfondit pas grand chose. Pourquoi sa femme le quitte ? pourquoi est-il toujours entouré d'une bande de potes ? Qui sont ces amis qui vivent chez lui ? Quelles sont ses motivations ? Ne cherchez pas, vous n'apprendrez rien.
Ah si, Coluche fabriquait des santiags pour ses amis. C'est maigre.
Antoine De Caunes est définitivement passé à côté de son sujet. Il faut dire que De Caunes a pris le parti de filmer beaucoup Coluche sur scène. On a donc un acteur (Demaison) qui joue un comique (Coluche) qui joue des personnages. Trop de filtres pour comprendre l'homme. L'émotion passe rarement. Reste François Xavier Demaison qui fait une interprétation crédible de Coluche, la voix et la gestuelle sont là mais la mayonnaise ne prend pas. Je me faisais pourtant une joie de retrouver un personnage qui a modelé mon esprit à une certaine forme d'humour. La déception n'en a été que plus grande. Rien à dire, Antoine De Caunes n'est pas un bon réalisateur remarque inutile, fausse et facile. Je retire donc cette phrase de mon article.
Dommage.


17 oct.

Mesrine, volet n°1 - L'instinct de mort- : Chronique d'une mort annoncée

  l'avis
de
Julie
Au commencement il y a la fin. Celle de l'ennemi public n°1. Le générique de début du volet n°1 emprunte ainsi au volet n°2 (L'ennemi public n°1) ses toutes dernières images. Mesrine apparaît à l'écran gros, perruqué, tendu. Il ne semble pas savoir que sa dernière heure a sonné. L'issue ne fait pourtant pas de doute. Fatale. Le ton est déjà donné. "Mesrine" n'est pas qu'un simple film. C'est un spectacle, une course poursuite sans répit. Et même si le propos du réalisateur n'est pas de faire perdurer un quelconque suspens, le souffle du spectateur sera coupé, tout au long du premier volet.
De son retour d'Algérie où il eut la gachette facile, à son rencontre avec la mafia acoquinée à l'OAS en passant par l'Espagne où il rencontrera sa femme ou par le Canada où il se cachera avec sa maîtresse, Jean-François Richet suit les pas de Jacques Mesrine, un à un, pour mieux dérouler le fil de sa vie . Il cherche surtout à comprendre et expliquer un phénomène. Ne craignez donc pas d'y trouver une justification voire une bénédiction. Je n'ai jamais perçu à un seul moment dans ce flot d'images dynamique et nerveux la fascination du réalisateur pour l'homme. Le spectateur n'est jamais manipulé.

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08 oct.

Entre les murs: dans la peau de François Begaudeau

  l'avis
de
Julie
Sortons un moment de la polémique qui abreuve déjà des centaines de blogs et articles en tous genres : Mérite-t-il vraiment sa palme ? La copie est-elle bonne ? Est-il de gauche, de droite ? N’est-il pas qu’un simple documentaire joué par des acteurs non professionnels ?
Et, le temps de quelques lignes, pénétrons entre ces murs. Ceux de ce collège du 20ème arrondissement de Paris, ceux de cette classe de 4ème.
Entre les murs c’est l’histoire d’un combat. Celui d’un homme, un professeur de français. La trentaine bien entamée, François Marin (François Bégaudeau dans son propre rôle) enseigne entre ces murs. Armé de sa foi, il fait la classe. Du moins il tente. Car son auditoire n’est pas là pour l’écouter mais pour l’attaquer, à coup de mots, d’insultes. Ses élèves de 14 ans ne respectent rien, ni les bases de la langue française qu’il tente de leur enseigner ni le système scolaire. Ils sont là, campés devant lui, pleins d’arrogance et de mépris. Pourtant François mène son combat sans relâche. Lui plein de pugnacité et d’espoir. Parfois condescendant. Mais patient, convaincu. Laissant derrière lui les manières traditionnelles, il transmet à sa manière, avec des mots parfois un peu crus, avec une méthode bien à lui. Il a choisi de sortir du cadre conventionnel et de s’adapter à ses élèves. Tout en ne perdant pas de vue son objectif, la transmission du savoir, François a compris qu’il n’était pas un enseignant ordinaire mais un guerrier, un capitaine de vaisseau en péril.

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30 sep.

"La belle personne" premiers pas dans l'amour

  l'avis
de
Julie
En replaçant les protagonistes de la Princesse de Cleve dans un lycée parisien, de nos jours, Christophe Honoré ne s'est pas contenté de dépoussiérer le texte de Madame de la Fayette ni de montrer le caractère intemporel des amours impossibles de Junie, d'Otto et de Nemours. Il se faufile dans les couloirs du lycée pour mieux en saisir l'odeur, les bousculades, les pleurs, les premiers baisers. Et de manière intimiste, il plonge dans le coeur des âmes meurtries qui les arpentent. Le réalisme du regard qu'il porte sur l'adolescence ne confine jamais au voyeurisme. C'est toujours avec pudeur et subtilité qu'il filme cette jeunesse et sa souffrance.
L'histoire de Junie qui, à peine arrivée dans un nouveau lycée, en cours d'année, suscite l'intérêt des amis de son cousin Mathias, et en particulier celui d'Otto, est banale. Mais parce qu'elle ressemble à l'histoire que chacun a été amené à connaître un jour, souvent dans le même contexte, elle interpelle. Le spectateur se revoit en train de déambuler entre les classes, de poser ses affaires sur les tables en bois, de tuer le temps dans les cafés, de tenter de se faire une place parmi les plus bruyants.

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21 sep.

Coup de foudre à Rhode Island: quand l'ennui et le ridicule font ménage....

  l'avis
de
Julie
Les comédies romantiques pullulent, on le sait, et sont de valeur inégale, forcément. Généralement, il suffit au réalisateur de trouver un scénariste, même sans génie, pour mener d'un bout à l'autre un film qui se tient. Oui, c'est facile de raconter l'histoire de deux personnes qui s'aiment et se tournent autour pour finir, dans les 5 dernières minutes du film (pas avant svp), par se tomber dans les bras. On la connaît la recette. Seuls quelques films sortent, par magie, du lot. Rares sont ceux qui passent complètement à côté de l'objectif: attendrir voire faire rêver le spectateur.
Coup de foudre à Rhode Island gagne le pari! On peut lui décerner le prix citron de la comédie romantique la plus nulle jamais écrite.

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12 sep.

"Rien que pour vos cheveux": oubliez votre cerveau à l'entrée du cinéma

  l'avis
de
Jérôme
Long débat interne entre Julie et moi pour savoir si Don't mess with the Zohan (Rien que pour vos cheveux en Français) avait sa place sur cinefeed et comme je suis bien moins snob que Julie c'est moi qui m'y colle...
En préambule sachez que je ne suis pas un grand fan des films des nouveaux comiques Américains (Superbad, Blades of Glory, 40 ans, toujours puceau etc.) mais vu leur succès outre Atlantique il doit y avoir forcément une raison.
Zohan (Adam Sandler) est un agent du Mossad malheureux car s'il excelle dans la traque des terroristes il n'aspire qu'à une chose: coiffer et couper les cheveux soyeux. Sa seule chance pour tenter la grande aventure du rêve Américain est de simuler sa mort lors d'un combat contre son plus grand ennemi Fantôme (excellent John Turturro). Une fois à New-York il arrive à se faire engager comme coiffeur dans un salon tenu par une jeune et jolie Palestinienne...
Rien que pour vos cheveux ne fait pas dans la dentelle ici les blagues sont grasses comme des loukums, le politiquement correcte est banni et c'est exactement ce que l'on attend. Chaque fois que vous vous direz: "non il (Zohan) ne peut tout de même pas faire ça", eh bien IL (Sandler) le fera. La scène ou Zohan ne recule devient aucun sacrifice pour faire plaisir à ces dames (d'un certain âge) est certainement la meilleure du film.
Il y a beaucoup de vannes, certaines sont drôles, le film souffre toutefois d'un coup de mou au milieu du film mais le tout se laisse voir. Alors si vous êtes capable d'oublier que vous avez un cerveau pendant 1h53 vous pouvez allez voir Don't mess with the Zohan sinon passez votre chemin...


28 aoû.

The Dark Knight: Un Batman sans espoir

  l'avis
de
Julie
On avait laissé un Batman désolé, son manoir en ruines, délaissé par celle qu'il avait toujours aimée, Rachel (interprétée par Maggie Gyllenhaal qui a remplacé - pourquoi donc?- la jolie Katie Holmes). Mal à l'aise dans son armure noire, il avait pourtant pris la décision de rester le justicier masqué de l'infernale Gotham. Les portes défoncées de l'asile avaient laissé s'échapper la pire vermine d'une ville sans espoir et plongée dans le noir.
Les ruines de sa maison encore fumantes, notre héros retrouve, cette fois encore, ses meilleurs alliés pour le soutenir: Alfred, son majordome (le flegmatique Micael Caine), Lucius Fox, son bras droit (Morgan Freeman), le lieutenant Gordon (Gary Oldman qui, pour une fois, n'apparaît pas comme un fou) et Rachel, son amie d'enfance. Il retrouve aussi la pègre, les "doux" dingues qui veulent anéantir la vermine. "Jusque là, tout va bien" .
Mais notre héros complexe -et surtout très complexé- cherche par tout moyen à se faire oublier et à porter aux nues un autre héros, un homme qui pourrait arborer fièrement son visage sans se cacher derrière un masque. Il le trouve en la personne de Harvey Dent (interprété par un Aaron Eckhart impeccable dans ce rôle de chevalier blanc), le nouveau procureur. Un homme de loi.
La fin de Batman Begins laissait aussi présager la présence d'autres fous semant la terreur sur la ville de Gotham. C'est là qu'entre dans l'arène le plus fantasque, le plus pervers, le plus grandiose de tous les monstres de films de "super" héros: The Joker (joué par le regretté, l'admirable, l'incroyable Heath Ledger). Jamais un ennemi n'aura été aussi passionnant, aussi dérangeant, aussi dérangé. Batman s'y perd, se prend au jeu, tourne en rond, est dérouté, déprimé, blessé.
C'est là aussi, il faut bien le dire, l'atout majeur du nouvel épisode de Batman.....

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04 aoû.

"L'incroyable HULK": derrière la bête, un homme

  l'avis
de
Julie
Hulk, à la différence de Spiderman, de Batman, d' Iron man, n'est pas un superhéros. Ce n'est pas un homme qui, pour devenir plus fort et sauver l'humanité, endosse une panoplie magique. C'est un homme qui se transforme en une bête verte. Deux "êtres" pour le prix d'un: on est bien dans un cas de schizophrénie. Un cas très particulier quand même où la bête qui sommeille et qui se réveille est très très éloignée de l'homme sage qu'elle transforme. Conséquence à tout cela, on n'aime pas vraiment Hulk. On a du mal à envier ses pouvoirs. Bref, Hulk ne fait pas fantasmer à l'inverse de ses petits copains, véritables superhéros, plutôt sexys dans leur armure qui leur sied si bien. Hulk c'est plus une version humaine de King Kong. Pourquoi chercher plus loin la raison des relatifs échecs des films qui tentent, envers et contre tout, d'adapter une des figures emblématiques de Marvel ? La dernière version qu'on s'évertue à comparer à celle d' Ang Lee n'est ni meilleure ni pire. Un peu différente. Cette fois ci le réalisateur (Louis Leterrier) a pris le parti de commencer par le milieu: c'est un fait acquis, Bruce Banner, cobaye de l'armée américaine, est la victime d'une expérience scientifique ratée.

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