Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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23 sep.

Distribulation

Même si distributeurs et exploitants se positionnent comme collègues dans le grand marché du cinéma, il n'en est pas moins de différents entre ces deux corps de métier.

Pour expliquer très vite, la diffusion d'un film en salle correspond à une location de copie : la salle reverse au distributeur une part, qu'il a fixé lui-même, de la recette globale en caisse (entre 30 et 50 %). En aparte, la location est loin d'être la seule charge imposée à l'exploitant : il y a aussi la Sacem, la TSA, les frais techniques, la maintenance, les frais de transports des copies, ... tout cela pourra faire l'objet d'un prochain billet... Du fait de cette location, il conserve une certaine liberté de décision et d'imposition sur l'exploitation de son film...

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16 sep.

La rentrée des cinés... vu par un exploitant

C'est la rentrée dans les salles !... enfin... pour les salles qui auraient eu cette année la mauvaise idée de fermer pendant l'été ! La politique de distribution estivale a porté ses fruits : un nombre modéré de films, des blockbusters de qualités diverses mais qui ont tendance à monter un peu ; 5 films à plus de 2 millions d'entrées (pour certains bien plus !). Cela fait maintenant la troisième année que les distributeurs ont compris que le public peut aussi aller au ciné pendant l'été... par contre après l'été vient la rentrée, et pour les monoécrans et petits complexes, rentrée est souvent synonyme de mauvaise distribution, pénurie de copies et (par conséquent) chutes des ventes...

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02 aoû.

Du côté des blogs #1

Vous n'avez pas le temps de voir tout ce qui se passe sur les blogs cinéma ? C'est pas faute de vous simplifier le travail pourtant mais comme je suis très sympa voici ce que vous avez peut être raté cette semaine:
- Jean-jacques Annaud répond en audio à un commentaire de son blog
- CinéBlogywood soigne ses titres, petit florilège:Homer d'alors, Ratatouille une recette en or, Michael, le mouton qui fait Bay !
- Hécatombe estivale
- Jean Dujardin "Etrange arroseur"
- Vous voulez voir la culotte de Lisa Simpson ?
- Samy Nacéri en permission pour un tournage, une bonne nouvelle ?

c'est un petit filet garni mais c'est le début...


30 juil.

dur journée pour le cinéma

Ingmar Bergman et Michel Serrault ca fait beaucoup dans la même journée :-(

26 juil.

Ulrich Mühe, l'espion dans "La vie des autres" est décédé

C'est Moma qui me l'a appris et je n'ai pu rattraper un "merde, c'est con".
La vie des autres est un grand film



05 juil.

Quizz: quel est la comédie la plus chère de l'histoire ?

C'est le chiffre incroyable de $175 millions qu'il aura fallu mettre sur la table pour voir couché sur la pellicule: Evan tout puissant.
Comme le titre vous l'indique, Evan est un pote de Bruce lui aussi tout puissant en son temps. Sauf que Bruce avait couté $81 millions et rapporté $242 millions rien que sur son sol natal. Toujours en exploitation Evan tout puissant n'a rapporté que $60 millions ($75 en fin de carrière ?) et attend d'être lancé sur le marché international mais son équilibre est d'ores et déja impossible à assurer.
Petit rappel historique Wild Wild West avait couté $170 millions et n'en n'avait récolté que $117 millions sur le sol US (total de $220 millions dans le monde), c'était déja considéré comme un flop alors que dirons-nous de Evan ?



24 juin.

Qui va sortir gagnant de la fête du cinéma ?

C'est le grand jour pour le booster du box-office. L'année dernière seulement 3 000 000 de spectateurs s'étaient rués dans les salles obscurs. Petite baisse par rapport aux années précédentes (coupe du monde oblige).
Alors qui va sortir gagnant cette année ?
Nul doute que Shrek 3 va se refaire une beauté, tout comme Pirates des Caraïbes 3 (1 000 000 chacun ?) mais quid de Ocean's 13 ?

03 juin.

Rois et Reine: grand film d'exception ou long film prétentieux

  l'avis
de
Julie
bof
On se rappelle encore aujourd'hui du scandale provoqué par la sortie de ce film quand Marianne Denicourt, ex-amie du réalisateur, accusait ce dernier d'avoir puisé son inspiration de faits réels et douloureux qu'elle avait personnellement vécus et d'avoir ainsi violé son intimité, sa vie privée. Depuis lors, d'ailleurs, elle a été déboutée par la justice. On ne s'attachera pas à analyser ici le procédé auquel a (peut-être) eu recours Arnaud Desplechin pour nous raconter la vie de Nora (interprétée par Emmanuelle Devos). Ce procédé n'enlève rien, n'apporte rien à l'intérêt suscité par ce curieux film d'une durée de 2 heures 30.
Cette exceptionnelle durée s'explique par le propos même du film: celui de raconter une tranche de vie, un moment clé dans l'existence d'une femme (Nora), à la veille de son mariage, alors que tout paraît lui sourire. Cette dernière est d'abord présentée, d'une manière légère (Moon River en fond sonore), comme une mangeuse d'hommes. C'est la Reine. Elle nous parle de tous ces hommes: le premier, mort accidentellement, dix ans auparavant, alors qu'elle était enceinte de leur enfant, Elyas, son deuxième homme. Elle nous évoque très vite l'existence du troisième, Ismaël (joué par l'extraordinaire Mathieu Almaric)et, pour finir, celle du quatrième, Jean-Jacques, qu'elle est sur le point d'épouser. Mais en réalité l'homme de sa vie, celui qui met fin à cette ascension, à ce couronnement, c'est son père, dont elle vient d'apprendre qu'il va mourir d'un cancer généralisé. Elle décide de l'accompagner jusqu'à cette fin de parcours. Et à cette occasion, elle se rappelle chacune des étapes de sa vie, chacun des hommes qu'elle a miné, utilisé, usé, étouffé. Car Nora est un peu comme une menthe religieuse. Attirante mais mortelle.

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22 mai.

Click - un film surprenant

  l'avis
de
Jérôme
pas mal - interessant
J'avais raté, comme beaucoup (seulement 205 000 entrées), la sortie en salle de Click. Sûrement effrayé par l'affiche grotesque et les critiques plutôt tièdes. Rebuté par une énième comédie dont toute l'histoire pouvait tenir sur un coin de table (on appelle ça le pitch): "c'est l'histoire d'un homme qui contrôle sa vie à l'aide d'une télécommande".
Eh bien j'avais tort.
Michael Newman (touchant Adam Sandler), acharné de travail, se voit un jour offrir une télécommande particulière. Elle lui donne la possibilité de contrôler sa vie au sens propre. Pour ne plus entendre le chien aboyer, il suffit de baisser le volume. Pour ne pas subir une nouvelle dispute avec sa femme Donna (la superbe Kate Beckinsale) pourquoi ne pas faire avance rapide etc.
A la lecture du sujet vous pensez avoir cerné le film ? Son ton, son scénario, un sentiment de déja-vu ?
Il est vrai qu'au premier regard ca ressemble au Bruce tout puissant de Jim Carrey. Mais c'est également à ce moment précis qu'il faut laisser de côté ses préjugés et tenter l'aventure.
Le film est en fait beaucoup plus subtil et touchant que son pitch veut bien le dire. Le scénario nous emène exactement là ou ne s'y attend pas. L'histoire suit une direction étonnante. C'est souvent drôle, parfois touchant et toujours subtil. Sans être un chef d'oeuvre, Click réussi à nous étonner et c'est déja pas si mal.
Alors pourquoi ne pas rattraper son retard en louant un film qui aurait mérité un meilleur accueil en salle.


26 avr.

"Turkish Star Wars" - la quintessence du nanar

Quand une perle cinématographique existe il faut la faire partager.
Beaucoup d'entre vous connaissent déja "Turkish Starwars" mais le grand public est passé à côté de ce phénomène de société. Le film est sorti en 1982 donc pas si vieux que ça, étonnant quand on sait que l'on pouvait déja faire un film comme E.T. à cette époque.
"Turkish Star wars", ca parle de quoi ?
Alors que le méchant Darç Vadur a décidé d'envahir la galaxie, quelques hommes de bonne volonté s'opposent à cette attaque illégale. Parmis ces héros deux hommes s'égarent sur une terre faite de rochers, d'églises, de pyramides (photos de la pyramide de Gizeh) et de pleins d'autres clichés (sans littéral du terme) sans grand liens les uns des autres.
A peine remis de leurs émotions ils sont attaqués par des squelettes sortis de nul part (?). S'en suit des scènes de combats avec des méchants bizarres et enfin le combat final contre Darç Vadur que je ne vous raconterais pas pour ne pas tuer le suspens.
"Turkish Star wars", c'est quoi ?
Tout d'abord on est sur que ce n'est pas une blague.
Même si bande son est celle d' Indiana Jones, que les images de l'espace sont celles de Star Wars himself et que le scénario vacille entre Star Wars (encore) et le néant.
Le projet est porté par l'acteur ultra-bankable Cüneyt Arkın qui ne se contente pas de jouer puisqu'il a aussi écrit le scénario. Ce film a tellement eu de succès en Turquie qu'il a connu une suite (sic).
Bonus Vidéo
Pour vous être agréable voici deux extraits. La scène d'introduction qui vous permettra d'apprécier les prouesses technologiques que le film a déployé et enfin la scène d'entrainement de nos héros.
 

Pour plus d'informations je vous conseille la lecture du dossier qu'a consacré Nanarland à ce petit bijou (la chronique de Rodeur vaut le détour)

04 mar.

Comprendre les Lettres d'Iwo Jima

Merci Monsieur Clint Eastwood pour avoir compris, avec une grande humanité, la nécessité nous faire partager les derniers instants de ces hommes très ordinaires dans l'horreur de la guerre.
Les sacrifices pour retarder l'avance des Américains, et chaque défenseur nippon devait sacrifier sa vie en causant le maximum de pertes à l'ennemi.
Les sacrifices inutiles au nom de la patrie bien aimée et au nom de l'honneur. Et ceux qui ne meurent pas au combat se suicident.
Sur les 22.000 japonais de l'île, seuls 1.000 survivants.

Voilà le thème du film.
Jamais l'histoire officielle ne voudra nous faire comprendre le drame des hommes.
C'est l'honneur de Monsieur Clint Eastwood de forcer ces histoires individuelles en miroir de l'Histoire alors que les témoins ont disparu. La marine impériale nippone est déjà défaite.
La bataille pour Iwo Jima - petite île perdue du Pacifique- est perdue d'avance mais l'état major japonais demande le sacrifice ultime à ses soldats.
Absence à l'écran de ces élites militaires fanatisées pour lesquelles l'honneur de combattre pour la patrie et de réclamer le don de soi (l'autre, bien sur) l'emporte sur le sauvetage des hommes.
Mais la radio de ces élites diffuse des chants patriotiques interprétés par des enfants.
Comprenez bien : la cause est déjà perdue mais la Nation réclame qu'en même cet ultime sacrifice.
Quelle est la nature de cette Nation qui réclame le sacrifice suprême au nom de l'honneur; et la Nation devient alors un monstre qui dévore ses propres enfants.
En mettant en scène les textes des dernières lettres des soldats, jamais envoyées, véritables vestiges archéologiques des derniers jours, le film ausculte les ultimes parcelles de ces hommes. Matérialisation de la peur, du patriotisme, du sens de l'honneur, de la lâcheté, du fanatisme impitoyable, de l'espoir de survivre à l'enfer.
Réflexion sur le don de soi; jusqu'où la nation peut-elle réclamer ce du ?
Est-ce la tare des nations totalitaires ou fanatisées de ne pas se fixer une telle limite.
Savez-vous que l'Amérique a décidé de l'utilisation de la Bombe A sur Hiroshima et Nagasaki face au fanatisme aveugle des militaires japonais prêts à combattre jusqu'au bout et à sacrifier tout leur peuple ?
Cruel dilemme pour une démocratie!


18 jan.

Attention nanard absolu ...

Je ne resiste pas à vous présenter le nanard ultime. Cette scène culte est tirée de Undefeatable (tout un programme). Je ne me souviens pas avoir vu quelque chose comme ça et pourtant j'ai eu l'occasion d'en voir quelques nanards dans ma vie de spectateur. Ce film ferait passer Kickboxer pour un Kubrick.

Merci à Thomas pour cette trouvaille.


06 dec.

"Volver" - j'ai pas du tout comprendre ...

Une fois n'est pas coutume je voudrais revenir deux secondes sur le dernier film de P. Almodovar: Volver.
Je ne comprends pas le succès de ce film qui a tout de même à son compteur 2 283 000 spectateurs.
C'est pour moi un navet (et je pèse mes mots) qui n'est qu'une pale copie de ce que ce grand metteur en scène avait l'habitude de nous donner: une ambiance, une histoire, des personnages.
Tout tombe à l'eau. L'histoire n'est pas touchante. Les personnages masculins sont pathétiques et les personnages féminins carricaturaux.

Le paroxysme du mauvais goût est atteint lorsque P. Cruz se met à chanter sans que l'on comprenne vraiment pourquoi. A vous de juger.



Si quelqu'un dans la salle peut m'expliquer, je suis preneur car je me sens seul ...

30 oct.

Anything Else - Woody Allen en double

Il y a quelques temps, j'analysais "Harry, un ami qui vous veut du bien" sous l'angle du personnage imaginaire qui aide le héros à régler ses problèmes ; il y a un autre film, sorti 3 ans plus tard, qui peut être vu sous cet angle : Anything Else, de Woddy Allen ...


Dans ce film, Jerry, le héros joué par Jason Biggs, est un jeune écrivain, qui hésite entre partir vers l'ouest, où des opportunités pofessionnelles se dessinent, ou rester à NYC, avec sa copine (C.Ricci) .
Il rencontre alors un vieux écrivain, joué par W.Allen, qui vivait à NYC, d'où il est parti pour faire carrière à l'ouest, et qui va lui servir de mentor, lui ouvrant les yeux sur : sa copine, son avenir, son impressario, ...

Ca ne choque pas tout de suite, mais le personnage joué par W.allen se nomme : Dobel !
Alors, on peut revoir le film avec cette nouvelle approche : Dobel est en fait Jerry vieux, venu du futur, et ayant vécu tout ce que Jerry n'ose pas faire, pour lui prouver qu'il doit le faire .
Mais ce qui est surtout épatant, c'est que Dobel est en fait totalement invisible pour tous les autres personnages : et pour cause il n'existe pas ...(revoyez le fim sous cette optique, et vous pourrez le constater).
Si on a le même type de situation dans le sixième sens - à savoir que personne ne voit B.Willis - la différence notable : dans ce dernier, la clé nous est donné à la fin (et nous donne envie de revoir le film), alors que dans Anything Else, rien n'est dit. Le film s'auto-suffit dans ses répliques, son jeu d'acteurs, ses situations, ... ; mais en plus, on est libre d'en avoir cette interprétation. Et c'est cette finesse du propos qui place W.Allen dans le top des scénaristes-réalisateurs.
Merci .


23 oct.

La guerre des Mondes ou la fin qui gache tout (ou presque !)

On le sait bien : la fin d'un film constitue 80% de l'appréciation qu'on en aura ...Comment S.Spielberg a-t-il pu l'oublier ?

On attendait beaucoup de La Guerre des Mondes : un classique de la SF, un acteur plus qu'attractif (qu'on l'aime ou non) et l'un des meilleurs réalisateurs, capable de nous effrayer avec Les Dents de la Mer, faire rire avec 1941, émerveiller avec E.T., enthousiasmer avec Indianan Jones, révolter avec La Couleur Pourpre ou Amistad, étonner avec Jurassic Park et émouvoir avec La Liste de Schindler ...S.Speilberg avait même réussi à apporter sa touche au film de guerre, genre on ne peut plus galvauder, avec Il faut sauver le soldat Ryan, mais aussi à la SF, Rencontre du 3ème type étant autre chose que l'invasion de la Terre par des extra-terrestres .

Alors, pourquoi La Guerre des Mondes m'a semblé si mauvais ?
Tout d'abord, je dois avouer que depuis A.I.-Intelligence Artificielle (compris), les films de Spielberg sont largement moins réussis que les précédents ... ils sont au mieux sympas (Attrappe moi si tu peux), au pire mauvais (Minority Report) .Il est vrai que 30 années de chefs d'oeuvre excusent 5 années de rattage ... et qu'on attend à chaque fois le grand film .
Par ailleurs, Dakota Fanning - la petite fille - est totalement exaspérante : elle passe le film à pousser des cris stridents ... Spielberg, exemple dans la direction d'enfants acteurs, a été mal inspiré .
Tom Cruise, malgré ses efforts, est assez peu crédible : son jeu monolithique n'exprime ni la peur (il se retrouve tout de même devant des monstres qui veulent détruire la Terre), ni le chagrin (son fils a certainement explosé), ...
Même Tim Robbins fait pitié, et on se demande ce qu'il est aller faire dans cette galère (mais peut-on refuser à Cruise-Spielberg) ?
Mais, tout ceci aurait pu facilement être pardonné : finalement, ce n'est pas non plus du Bergman, c'est juste la Guerre des Mondes !!!
Mais ce qui est impardonnable, c'est la fin : tenus en haleine pendant près de 2 heures, on découvre dans les 5 denières minutes : - que les extra-terrestres monstrueux et méchants sont tous morts, comme par magie (d'où vient le virus, pourquoi, ...) - que le fils, qu'on était sûr qu'il était mort, et bien, pas du tout, il s'en est sorti, mais on ne sait pas comment - la ville est détruite, mais la femme et ses parents vont bien, ils ont de beaux vêtements tout propres, et font plus wasp que wasp, - et leur maison va bien aussi (malgré quelques feuilles mortes qui font désordres, mais qu'en temps normal, ils auraient fait enlevées par leur jardinier, qui n'a pas pu venir, à cause de ce que vous savez ...) .
Alors, on sort de ce film maussade, avec la légère impression d'un soufflé dégonflé !
Et peut-être même de s'être fait arnaquer .


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