Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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18 oct.

X-Men 3 : Quel gachis !

Date de sortie : 24 Mai 2006
Réalisé par Brett Ratner
Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen
Film américain.
Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h 45min.
Année de production : 2005
Titre original : X-Men : The Last Stand
Distribué par Twentieth Century Fox France

Faire du cinéma, ce n'est pas reprendre une formule qui a marché ; c'est la raison pour laquelle il est rare de voir des suites (ou des remakes) dépasser leur modèle en qualité .
Il faut reconnaitre que sur certains aspects, XMen 2 a su dépasser XMen (1) .Et ce, certainement parce que Bryan Singer avait envisager une seule histoire, considérant le premier épisode comme l'introduction permettant de développer l'aboutissement du second épidsode .
Malheureusement, le succès de ces 2 films a poussé les studios à en mettre un troisième en chantier ... sans peut-être bien réaliser que ce n'est pas le titre, ni même les acteurs qui avaient plu, mais bien l'expression d'une obsession propre à B.Singer : comment gérer sa différence .C'est au travers de l'analyse et de la "profondeur" de ses personnages qu'il a pu traiter ce propos (en ce sens, il n'avait que reprendre la volonté des créateurs des comics) .Et c'est ce à quoi les spectateurs ont été sensibles .
Si la formule reprise pour le 3ème volet avait été celle-ci, il aurait pu être à la hauteur des 2 premiers ; mais, il était plus simple d'entrer dans la surenchère de nouveaux personnages, visuellement intéressant, excitant sur le papier, mais tellement survolés du point de vue psychologique ...
Le personnage d'Angel est à ce titre représentatif ! On en attendait énormément (c'est tout de même un des plus beaux de la série Marvel), et on n'a rien eu en retour (en dehors d'un problème d'acceptation avec son père, digne d'un cours de maternelle !) .
Et quoi de pire que d'être déçu, lorsqu'on attend beaucoup ?
On sort de la salle, et on pense : quel gachis !

ps : il semblerait que les studios aient en projet "Magneto" et "Wolverine", 2 films sur la vie des héros éponymes : aie, aie, aie !!!


12 oct.

Le plaisir et la réflexion ...

Le plaisir de la salle noire, de l'écran blanc et d'une histoire qui nous fait rêver ... Ce pourrait être le résumé du cinéma .Mais je ne peux pas m'empêcher d'apprécier encore d'avantage les films à tiroirs, au point d'aimer en trouver partout (des tiroirs) .
L'exemple du film Harry, un ami qui vous veut du bien est interessante à ce titre .La plupart du temps, on a mis en avant les acteurs (notament S.LOPEZ), l'ambiance lourde et prenante, l'originalité, ... .J'ai été surtout sensible à autre chose .
Admettons comme postulat de base que Harry n'existe pas autre part que dans l'imagination du héros ! tout le film prend alors une nouvelle dimension .
Le héros craque de sa femme, de ses enfants, de la route qui n'en finit pas, de ses parents, ... mais sa faiblesse l'empèche de jeter tout ça aux orties .Il profite d'une halte dans une station service pour s'inventer un personnage, issu de son passé qu'il regrette, et qui va l'aider à faire le tri dans sa vie, à remettre tout à plat pour faire ses choix .
A partir de là, il se déresponsabilise de chaque chose qui lui arrive, la mettant sur le compte de ce fameux "ami qui lui veut du bien" .Sa crise de 40 ans devient ravageuse, mais, de son point de vue, c'est Harry le responsable. Le passage le plus parlant étant bien évidemment celui où ses parents meurent : il a enfin "tué" ses parents !
Une fois le travail accompli, Harry ne lui étant plus utile, ce dernier disparait sans laisser de traces, comme s'il n'avait jamais été là ...
Revoyez ce film à travers ce prisme, et vous verrez que tout se tient .
Et vous ressentirez le plaisir et la réflexion !


06 oct.

Plaidoyer pour Tom Cruise

J'ai eu le bonheur de revoir récemment Jerry Maguire de Cameron Crowe (1996) et surtout de contempler l'incroyable jeu d'acteur de Tom Cruise.
Il y campe un agent sportif égocentrique qui décide du jour au lendemain de tout plaquer et de se rappeler à l'essentiel. A vrai dire, depuis qu'il deffraie la chronique pour cause de religion suspecte, de bébé suspect, d'épouse suspecte, de sexualité suspecte, j'ai toujours été une fervente défenseuse de celui qui est pour moi le plus grand acteur actuel.

Qu'on arrête de lui reprocher des faits qui ont exclusivement trait à sa vie personnelle! A la poubelle les Gala, Closer, Voici et autres torchons sans consistance.
On s'en moque!

Et qu'on se penche plutôt sur sa filmographie géniale et qui ne cesse de nous étonner et de nous bluffer depuis plus de 20 ans. Je me souviens encore du rôle ridicule qu'il tenait dans Top Gun (1986- je n'avais alors encore vu aucun de ses autres films (carrière commencée en 1981 avec Endless Love alors qu'il n'avait que 19 ans).
Mais le ridicule ne l'a pas tué ! Au contraire !
Car moins d'une année après le voilà aux côtés de Paul Newman dans un film de Martin Scorsese (The Color of money) et deux ans plus tard en train de jouer, sous la caméra de Barry Levinson, le frère de Raymond Babbitt (Dustin Hoffman) dans Rain Man (1988),dont on ne saurait rappeler le succès.
Laissez moi encore vous rappeler: Né un 4 juillet (1989) où il tient le rôle d'un vétéran du Vietnam, des hommes d'honneur (1992), la firme (1993), entretien avec un vampire (1994) et j'en oublie d'autres...
Et avec la maturité, il a su choisir des rôles d'une extrême difficulté: eyes wise shut (1999), magnolia (1999), vanilla sky (2001) et enfin collateral (2004).

Je n'écris pas pour vous rappeler sa filmographie géniale et exemplaire...non... Mais pour vous rappeler que l'essentiel chez un acteur c'est de vous faire rêver.
Tom Cruise n'est pas seulement une beauté plastique c'est un artiste. Peu importent ses folies passagères, sa religion, voire son prosélytisme. Tout cela ne doit pas vous faire oublier l'essentiel chez cet acteur... Que c'est un grand, le plus grand. Il ne connaît pas seulement tous les registres. Il excelle dans chacun d'eux.

Alors, finies les calomnies. On parle de cinéma non ?

05 oct.

Quel bonheur !!!

La semaine passée, je mettais en avant le résultat catastrophique qu'un scénario absurde produit sur le spectateur .Il existe heureusement des scénarii jouissifs d'intelligence : ils sont plus rares ...Il faut donc remonter légèrement dans le temps pour tomber sur quelques films qui, malgré la complexité de leur histoire (flash backs incessants, personnages inventés, voyage dans le temps, ...) m'ont apporté une réelle satsifaction . J'en choisirai 2 : L'Armée de 12 Singes et Usual Suspects .

Si le choix du second apparait comme une évidence - on peut même aujourd'hui le considérer comme le modèle du genre - je pense que l'Armée des 12 Singes est injustement passé plus inaperçu .


Malgré une histoire de voyage spatio-temporel, avec déchirure du contunium du même nom (chère à M.Gotlieb), paradoxe et autre flash back incessant entre guerre de 14-18, futur plus ou moins proche, et présent, le scénario retombe sur ses pieds, pour nous entrainer vers une fin aussi étonnante que déprimante ... Grace à une réalisation de maître, et à des acteurs réussissant là où on les attend le moins, en sortant de ce film, on a une seule envie : le revoir pour remettre toute l'histoire en ordre ; et même au bout de 5 visionnages, on réalise que tout est cohérent et bien ficelé : quel bonheur !!!


Le même réflexe nous prend en sortant de Usual Suspects : revoir le film, et voir à quel moment on s'est fait piéger !

A ce moment, on réalise que l'intelligence du scénario repose justement sur le fait qu'on se fera piéger à chaque fois, puisque toute l'histoire est inventée ; en fait, ce qui nous aggace - en en même temps nous impressionne, c'est justement l'idée d'une fiction dans la fiction ...

Habituellement, le film raconte une histoire sensée être vraie, ou véridique .Là, le film passe son temps à nous raconter une histoire qui se révèle totalement fausse, inventée par son narrateur .Et alors qu'on accepte, depuis les contes de fées, qu'on nous raconte des histoires, la force de ce film est de nous révolter en nous racontant une histoire, simplement parce qu'il nous rappelle qu'elle est fausse .C'est comme si à la fin du Petit Chaperon Rouge, nos parents nous disaient : "ca t'a plu ? et bien il n'a jamais existé !" .On le sait, mais on est vexé d'y avoir cru (et de l'avoir montré ...)
Mais pour arriver à cet effet de frustration ("comment je me suis fait berné !"), il faut tout le savoir faire d'un réalisateur talentueux (d'avantage que pour Superman Returns), d'un scénario au millimètre, et bien sûr d'acteurs acceptant de jouer des personnages fictifs dont on apprend qu'ils n'ont jamais existé (en dehors du role de K.Spacey, et encore ...) .
Et là, on se sent très bête, mais : quel bonheur !!!


29 sep.

Ca m'énerve !

Il ne suffit pas qu'un film soit bien réalisé, bien joué, bien monté ...il faut encore qu'il soit crédible .Ce qui ne signifie pas réaliste La science-fiction n'est, par définition, pas réaliste ; mais une fois que l'axiome de base est accepté (autre planète, super-pouvoirs, futur),l'histoire doit être crédible - je reviendrai dans une autre page sur ce type de situation .

Son déroulement doit suivre une certaine logique .Et c'est souvent ce point qui différencie un bon d'un mauvais scénario . C'est bien évidemment quand on a la conjonction de tous ces éléments qu'on sort d'une séance enthousiaste .

Prenons un exemple : Miami Vice . Oublions le jeu des acteurs (affligeant), la réalisation (hystérique),l'image (tellement terne que ni les actrices, ni les bateaux, ni les voitures, ni les paysages ne sont mis en valeur), ... et penchons-nous sur la scène la plus stupide que j'ai vu depuis des années . Les flics s'infiltrent chez un trafiquant super-méchant ; une de leur collègue est prise en otage, et pour la sauver, les 2 flics mènent une opération avec l'aide de la police (en uniforme) ; le bras droit du super-méchant filme toute la scène avec des caméras de surveillance . Quelques temps plus tard, pour prouver à son patron qu'il a tort de faire confiance au 2 flics, il lui montre un film .et quel est ce film ??? Pas l'opération où ils travaillent avec la police ! ce serait trop simple... non, il trouve plus fort de lui montrer sa petite amie qui danse avec le flic ! Si, ça, ça prouve pas que c'est des traîtres ! (surtout si on se souvient qu'il sait déjà qu'elle couche avec, puisqu'elle le lui a dit) .

Voici le genre d'absurdité scénaristiques qui rendent un mauvais film exaspérant .


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