Analyse de l'actualité et du box-office cinématographique

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22 oct.

"Le Ballon Rouge", empreint de nostalgie

Réalisé par Albert Lamorisse
Avec Pascal Lamorisse, Renaud Séchan, David Séchan
Film français.
Genre : Aventure
Durée : 34min.
Année de production : 1956
L'histoire
Pascal, un enfant vivant à Paris, trouve un jour sur son chemin un ballon rouge accroché à un réverbère et le détache. Commence alors une histoire d'amitié entre lui et ce ballon qui le suit partout aussi docilement qu'un chien. Très vite les autres enfants le jalousent, le poursuivent et se mettent en tête de crever son ballon. La scène où ils y arrivent est terrible, on souffre pour ce petit bonhomme qui perd son ami. Revolté par la mort de l'un des leurs, tous les ballons Parisiens viennent vers Pascal qui les saisit et s'envole au dessus de Paris.

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19 oct.

When Harry met Sally ou le début de la nouvelle ère romantique au cinéma

Réalisé par Rob Reiner
Avec Billy Crystal, Meg Ryan, Carrie Fisher
Film américain.
Genre : Comédie, Romance
Durée : 1h 36min.
Année de production : 1989
Les comédies romantiques ont proliféré depuis 1989 date de sortie de ce film absolument novateur: When Harry met Sally de Rob Reiner
Elles sont inégales: certaines sont assez réussies parce qu'associant l'humour au romantisme avec un bon dosage (et je ne citerai que les plus récentes: You've got mail, Two weeks notice, How to lose a guy in ten days, Keeping faith - Au nom d'Anna en français- , A lot like love - 7 ans de réflexion en français, Bridget Jones's diary, Someone like you- attraction animale en français-). D'autres sont en revanche complètement ratées (the break-up, Rumor as it, Failure to Launch, Just married, Runaway bride, Pretty woman -sans contestation dans la mauvaise catégorie).

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12 oct.

Citizen Kane


Citizen Kane est un film majeur, et ce à plus d'un titre .
Tout d'abord c'est le premier film d'Orson Welles - et peut-être le meilleur .
Sa construction en flash back initiés par des personnages racontant leur version des mêmes évènements, sans linéarité particulière, a fait preuve d'une originalité dont beaucoup se sont inspiré (Laura en 1944 - Eve en 1950 - La comtesse aux pieds nus en 1954) .
L'analyse du caractère de Charles Foster Kane est d'une finesse psychologique qui évite tout manichéisme, toute morale conventionnelle .
Et surtout, ce film surprend par sa fin, relativisant tout le matérialisme, toutes les définitions habituelles de la réussite .
Et à postériori, on se prend à imaginer que Citizen Kane fut pour Orson Welles un film prémonitoire, relatant ses propres succès et déchéance à venir ; on ne peut que se demander : "quel fut son Rosebud ?" .
Etait-ce ce fameux premier film, était-ce le plaisir de le réaliser, plaisir après lequel il a peut-être couru toute sa vie ?


09 oct.

Marqué par la haine, marqué à jamais

Film américain réalisé par Robert Wise avec Paul Newman, Pier Angeli, Everett Sloane.
Année de production : 1956
Titre original : Somebody up There Likes Me

L'histoire en deux mots:
Rocky Graziano est un petit délinquant de New-York qui après plusieurs séjours en prison se découvre un don pour la boxe. Le film nous fait suivre ce personnage attachant, un brin gauche et tenace jusqu'au titre de Champion du Monde.

Inutile de signaler que c'est cette histoire qui a inspiré Sylvester Stallone pour le personnage de Rocky Balboa. Avec Marqué par la haine, Robert Wise signe un biopic avant que le genre ne devienne un exercice de style et une machine à Oscar (Ali, Truman Capote, etc.). D'ailleurs le réalisateur n'est pas un inconnu car c'est à lui que l'on doit Sound of Music et surtout West Side Story.
Le film, tourné en noir et blanc, dégage une veritable puissance sûrement à cause du thème: un vaurien qui devient le roi du ring. Les combats sont intenses et l'interprétation de Newman est impeccable. Le réalisateur filme New-York sans compromis, ça sent les pâtes, les égouts, la violence mais on en redemande.



Ma scène préférée est celle dans le vestiaire entre Rocky et son coach. Newman est touchant de naïveté en grand enfant impressionné par une femme alors qu'il est prêt à se battre contre n'importe qui (j'adore la réplique "solide comme un rock")


Pour la petite histoire, Paul Newman n'était pas le premier choix du réalisateur qui avait d'abord choisi James Dean pour le rôle. Sa disparition tragique aura été une chance pour Paul Newman qui a acquis gloire et respect grâce à ce film. Même si son rôle est anecdotique, Steve McQueen fait un courte apparition.

La vraie question est pourquoi ce film fait partie de mon panthéon cinématographique ?
Pour moi tout fonctionne: l'histoire (on est fort comme Rocky pendant les combats et timide lors de ses rencontres avec Norma), les acteurs, l'ambiance du film. C'est un pur divertissement.
Finalement, n'est-ce pas tout ce que l'on demande à un film ?

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