Les multiples ralentis imposent leur rythme à cette histoire dramatique. Gus Van Sant joue littéralement avec les éléments. L'eau comme signe annonciateur d'une catastrophe (la scène de la douche est un chef d'oeuvre) et le feu pour la rédemption. L'image est floue parfois, mais c'est pour mieux accompagner Alex dans ses doutes.
La bande son est constamment à contre courant de l'image. Vous pourrez entendre des bluettes de Jazz, de la musique de cirque ou la symphonie N° de Beethoven. Les bruits ou même l'absence de bruit ajoutent à l'impression de mal-être ambiant. Les acteurs sont tous excellents, à commencer par Gabriel Nevins (Alex) troublant de réalisme.
Paranoid Park est une expérience cinématographique on peut ne pas aimer mais au moins vous pourrez dire que vous l'avez vécue.